Roland-Garros

Les larmes de Mahut et Herbert, le sacre de Van Assche : samedi, la France était à l’honneur à Roland-Garros !

Qui a dit qu’il ne restait plus de joueurs français en lice à Roland-Garros ? Certes, les Tricolores n’ont pas du tout brillé en simple, mais ils se sont tout de même rattrapés en double, avec un nouveau sacre pour Pierre-Hugues Herbert et Nicolas Mahut. Chez les Juniors, notamment les garçons, c’est même un doublé français auquel nous avons eu droit ! Les joueurs tricolores ayant beaucoup été critiqués durant cette quinzaine, il fallait bien leur rendre hommage…


Leur parcours aura été semé d’embûche, mais les larmes n’en étaient que plus belles. Ce samedi, après la finale du simple dames, il fallait rester sur le Court Philippe-Chatrier pour vivre un moment historique, avec des émotions que nous n’avions plus vécues depuis bien longtemps grâce à des joueurs français. Menés 6-4, 5-4 (break) par la paire kazakhe composée d’Alexander Bublik et Andrey Golubev, les Français Pierre-Hugues Herbert et Nicolas Mahut sont passés à quelques points de la défaite, ce samedi en finale de Roland-Garros. Comme en demi-finales, quand ils avaient dû sauver trois balles de match face aux têtes de série n°2, les Colombiens Juan Sebastian Cabal et Robert Farah. Oui, mais voilà. Leur cohésion retrouvée, nos deux Frenchies ont su jouer leur meilleur tennis dans les moments importants. Revenus à hauteur des joueurs kazakhs à la fin du deuxième set, ils ont su dominer le jeu décisif et ensuite s’imposer dans la troisième manche, grâce à un break d’avance. Ils ont ainsi remporté leur deuxième titre Porte d’Auteuil après celui acquis en 2018, le cinquième au total en Grand Chelem. Ils pouvaient laisser parler leurs émotions, notamment Nicolas Mahut qui, à 39 ans, a dû faire de nombreux efforts pour rester compétitif. « C’est un privilège de jouer devant vous », a-t-il confié au public, les yeux embués de larmes. Lors de la remise du trophée, le public leur a même fait un plaisir immense : chanter la Marseillaise, ce qui a fait pleurer une nouvelle fois notre paire française.

Une paire qui, après avoir remporté 18 titres ensemble, a désormais un dernier objectif dans un coin de la tête, avant peut-être une retraite largement méritée pour Nicolas Mahut : les Jeux Olympiques de Tokyo, reportés à cet été en raison de la pandémie. « Aujourd’hui, toute ma programmation est axée sur le double et autour des J.O. de Tokyo, qui demeurent l’objectif ultime, le seul grand titre qui nous manque », avait confié l’Angevin lors d’un entretien avec Le Figaro. « Et puis dans notre sport, on a la chance d’avoir auparavant de gros rendez-vous comme les Grands Chelems. » La confiance revenue, après plusieurs mois sans soulever le moindre trophée, ils auront à cœur d’effacer la déception des Jeux Olympiques de Rio, en 2016, quand ils avaient perdu d’entrée. « A Rio, en 2016, on était passé à côté. Pourtant, on avait eu de supers résultats avant », a ajouté le joueur de 39 ans. Mais l’important était d’abord de savourer cette nouvelle victoire en Grand Chelem. Une joie qu’ils ont pu partager avec la nouvelle génération du tennis français (et on ne parle pas du fils de Pierre-Hugues Herbert, dont la présence l’a littéralement fait fondre ne larmes), représenté – entre autres – par Arthur Fils et Giovanni Mpetshi-Perricard, présents en tribunes et vainqueurs du double quelques minutes auparavant chez les Juniors.

Car oui, les Français ont fait une razzia dans les tableaux de simple et de double, chez les garçons ! En double, Fils et Mpetshi-Perricard ont triomphé, samedi, face à la paire composée du Belge Martin Katz et de l’Ukrainien German Samofalov. Il ne leur a fallu que deux petits sets pour s’imposer 7-5, 6-2 sur le Court n°14. En simple, vous le saviez déjà, ils étaient quatre joueurs tricolores présents en demi-finales, une grande première pour le tennis français : Arthur Fils, Giovanni Mpetshi-Perricard, Sean Cuenin et Luca Van Assche. Et c’est ce dernier qui s’est imposé, pour son premier triomphe en Grand Chelem, à l’âge de 17 ans. En finale, Van Assche a pris le meilleur sur Fils, qui fêtait ses 17 ans ce jour-là, en deux sets 6-4, 6-2, toujours sur le Court n°14. Epatant de solidité et judicieux dans ses choix de jeu, il ne lui a fallu pas beaucoup plus d’une heure pour prendre la mesure de son compatriote. « Sur la balle de match, j’étais hyper content et fier de moi », a déclaré le jeune joueur au micro de la FFT. « Je pense que je ne réalisais pas encore que je venais de gagner Roland-Garros. J’ai regardé mes entraîneurs, ma famille et j’étais très content de le célébrer avec eux. » Quant à Arthur Fils, qui comme Luca Van Assche a eu la chance de participer aux qualifications chez les seniors, il n’a pas dit son dernier mot. « Je n’ai pas le trophée cette année… mais peut-être l’année prochaine », a-t-il lâché à la fin de la rencontre. Ce qui est sûr, c’est que si cette jeunesse dorée parvient à confirmer cette belle éclaircie entrevue durant la quinzaine parisienne, la relève du tennis français devrait être assurée dans les années à venir.

Crédit photos : @FFTennis

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