Analyses

Gilles Simon ne pouvait pas partir sans un dernier baroud d’honneur !

Ce lundi soir, Gilles Simon (n°188) nous a fait su Gilles Simon. Au bord du gouffre, prêt à tirer sa révérence, il a renverse la valeur pour finalement éliminer Andy Murray (n°48) au premier tour du Masters 1000 de Paris-Bercy. De quoi prolonger un peu, même si après coup le joueur français semblait à bout de force et à bout de nerfs…


Mené 6-4, 5-3, on ne donnait pas cher de la peau de Gilles Simon (n°188). La suite logique s’imposait à notre esprit : le Niçois allait perdre pour son entrée en lice au Masters 1000 de Paris-Bercy, le dernier tournoi de sa carrière. C’était sans compter sur la résilience du joueur de 37 ans, qui n’avait pas envie de laisser tomber aussi facilement. Comme à Roland-Garros, quand il était revenu de l’enfer face à l’Espagnol Pablo Carreño-Busta (n°14), Gilles Simon a fait ce qu’il sait faire de mieux : s’insinuer dans l’esprit de son adversaire pour le faire déjouer. Au final, le Français s’est imposé face à Andy Murray (n°48) en trois sets 4-6, 7-5, 6-3 après 2h50 de jeu. Mais que ce fut difficile ! « Ça a été une journée difficile, très longue », a déclaré Gilles Simon en conférence de presse. « Je jouais bien ces derniers temps donc je savais que je pouvais bien jouer. Mais c’était vraiment dur de se concentrer sur le jeu, et encore plus face à Andy, contre qui je n’ai jamais un très bon feeling. Le début de match était très dur, le match dans l’ensemble a été très dur, à différents niveaux, à différents moments aussi. Je suis juste très heureux d’avoir gagné parce que ça partait très mal. Je suis content, pour une fois, d’être le vainqueur. » Le joueur tricolore aura ainsi le droit de disputer un deuxième match au Rolex Paris Masters, mercredi face à l’Américain Taylor Fritz (n°11).

Si une cérémonie d’adieux avait sûrement été préparée, il faudra l’organiser à nouveau. Quitte à inviter une seconde fois les visages connus que l’on a pu apercevoir dans les tribunes de l’Accor Arena : Jo-Wilfried Tsonga, Gaël Monfils ou encore Richard Gasquet. « L’entrée sur le court, c’était très dur », a confié Gilles Simon. « Heureusement j’en avais croisé certains juste avant, comme Jo et Gaël. ‘Ah tiens vous êtes là les gars…’ Je préférais les voir là que quand j’étais sur le terrain, face à eux. En début de match, tu ne sais pas, t’as envie de les regarder mais il y a plein de trucs qui te viennent dans la tête et du coup tu n’es plus du tout concentré sur le jeu. Et tu sais qu’il faut bien jouer parce que tu as un adversaire qui ne fait pas de faute, qui ne te donnera rien, pas un jeu, et puis ça fait 1-0, 2-0, 3-0 et tu te dis ouais, effectivement il ne va rien me donner. Je reconnais bien le Andy qui me gêne donc c’est pas simple. Gagner le premier jeu, déjà ça libérait bien… » Et si le Tricolore s’est accroché, il semble y avoir eu une véritable baisse physique du côté du joueur écossais. Qui a expliqué avoir souffert de crampes à partir du milieu du deuxième set. « Il a vraiment baissé physiquement dans ce match, à un moment », a déclaré le joueur de 37 ans. « Je sentais qu’il baissait, que quand mes coups étaient précis, ça devenait dur pour lui de défendre. À la fin, il n’arrivait plus à servir, alors qu’avant il pouvait jouer huit heures. »

La question, désormais, est de savoir dans quel état se présentera Gilles Simon mercredi. Éreinté après sa victoire ce lundi, il semblait également à bout de nerfs. Cependant, il sait très bien qu’il lui reste un autre match à jouer, qui sera tout sauf facile. « C’est vrai que j’ai un niveau qui peut changer, parce que les jours où ça se passe bien je joue encore très bien », a-t-il expliqué. « Mais je suis souvent empêché, arrêté, comme à Brest la semaine dernière. Ça devient dur de faire trois matches en étant tranquille. C’est aussi pour ça que j’arrête, parce que c’est frustrant. Quand tu fais beaucoup d’efforts, et que finalement, tu fais un ou deux bons matches et que le troisième, tu ne peux plus jouer, tu te dis que vraiment ça ne sert plus à rien. » Dans ces conditions, comment va-t-il gérer l’attente jusqu’à son prochain tour contre Taylor Fritz ? « Je vais essayer de bien récupérer, de bien gérer ma journée, le temps que j’aurai jusqu’au prochain tour », a confié Gilles Simon. « J’ai toujours beaucoup de sentiments contradictoires qui se bousculent. J’ai envie de gagner, bien sûr, mais il y a une partie de moi qui est impatiente d’arrêter, parce que c’est vraiment très dur. J’essaye de ne pas trop y penser. Je vais faire comme j’ai fait toute ma vie. J’ai un match dans deux jours, je suis dans tel état, j’ai quarante-huit heures pour récupérer et faire du mieux possible. Quand je suis concentré là-dessus, ça me permet d’oublier le reste. » Nous, en tout cas, nous n’oublierons pas de regarder ce qui pourrait (devrait ?) être la dernière rencontre de la riche carrière de Gilles Simon.

Article rédigé par Yannick Giammona
Crédit photos : @RolexPMasters

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