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L’amour du jeu : élément de motivation pour Andy Murray, qui a de l’ambition pour la saison sur gazon

Cette année, le Britannique Andy Murray (n°68) a décidé de renoncer à la saison sur terre battue, et notamment à participer à Roland-Garros. Ce n’est pas la premièe fois de sa carrière qu’il le fait, mais il sent que les choses pourraient être différentes. En effet, il semble se sentir mieux physiquement, malgré sa hanche en métal, et porte ses ambitions pour la saison sur gazon qui a déjà débuté il y a quelque semaines pour lui, qui s’est longuement entraîné sur herbe. Avec un objectif affiché : faire un coup d’éclat lors du prochain Wimbledon.


Andy Murray (n°68) a donc choisi, comme d’autres (à l’instar d’un Nick Kyrgios, plus à l’aise sur le tapis vert que sur ocre) de zapper la saison européenne sur terre battue pour se concentrer à fond sur le gazon. Il faut dire que ce passage sur herbe est si court qu’il ne faut pas se louper. Ainsi, le joueur écossais – qui a repris sa collabration avec Ivan Lendl il y a peu – s’est entraîné pendant environ trois semaines sur cette surface si noble, et a démarré sa préparation pour Wimbledon la semaine dernière, déjà, en atteignant les demi-finales du Challenger 125 de Surbiton. « Cette année, je me suis déjà entraîné trois semaines sur gazon, sans avoir vraiment de problèmes physiques qui m’arrêtent dans ma préparation », a déclaré le joueur de 35 ans dans des propos relayés par le site officiel de l’ATP. « J’ai enchaîné beaucoup de matches la semaine dernière, et j’espère encore quelques-uns de plus dans les deux semaines qui arrivent. » S’il était favori à Surbiton, l’ancien n°1 mondial a tout de même pu enchaîner quatre rencontres sur gazon, cinq en comptant son premier tour lors du tournoi qu’il dispute en ce moment même.

En effet, cette semaine, Andy Murray participe au tournoi ATP 250 de Stuttgart, où il a franchi le premier tour contre l’Australien Chris O’Connell (n°116), en deux sets 6-4, 6-3. « Par rapport à l’année dernière, je me sens complètement différent », a confié le Britannique. « L’an dernier, je m’entraînais à peine avant le Queen’s, et quand je m’entraînais, je ne me déplaçais pas bien sur le court… Je ne me sentais pas bien jusqu’à quatre jours avant Wimbledon, et ensuite ça allait mieux. Mais ma préparation n’avait pour ainsi dire pas existé. » Et si ses progrès ne sautent pas aux yeux, ils sont tout de même existants. Il y a un an, Andy Murray était 124ème joueur mondial et avait besoin d’une wild card pour participer à Wimbledon. En 2022, il sera 68ème joueur mondial ou mieux et pourra entrer directement dans le tableau principal. Et s’il est persuadé d’une chose, c’est la suivante : plus il jouera de matches de préparation, plus il sera dangereux du côté du All England Club. Il ne retrouvera jamais le niveau qui était le sien quand il était n°1 mondial en 2016, mais il est encore capable de coups d’éclat. Il en est convaincu au plus profond de lui-même.

Et même s’il a 35 ans, l’exemple donné par Rafael Nadal (n°4) à Roland-Garros a pu l’inspirer. Comme le joueur espagnol, capable du meilleur malgré une blessure chronique au pied gauche, le joueur écossais connaît la douleur et vit avec depuis de nombreuses années. Son parcours n’a pas été facile, loin de là, depuis ses opérations à la hanche survenues en 2018 et 2019. « Ma motivation est alimentée par l’amour du sport », a précisé Andy Murray. « Ma situation est un peu différente de celle de Nadal, vu l’opération que j’ai eue. Je crois qu’il joue pour essayer de battre des records et gagner des événements majeurs. Il faut absolument aimer ça pour surmonter la douleur quand on vieillit, mais je pense que c’est plus facile de supporter la douleur quand on joue pour les plus grands titres. » Si les parcours des deux joueurs sont difficilement comparables, le Britannique a assuré continuer pour l’amour du jeu, plus que pour chasser des records. « Pour moi, les quatre ou cinq dernières années ont été très différentes de ça : j’ai joué des Challengers et mon classement a chuté », a-t-il ajouté. « En fin de compte, je continue parce que j’aime le jeu et parce que je pense toujours que je peux rivaliser au plus haut niveau. » Ce qu’il parvient à faitre, de manière épisodique, comme en début d’année quand il a atteint la finale du tournoi ATP 250 de Sydney. Ou encore lors du Masters 1000 de Madrid, où il a battu Dominic Thiem (n°198) et Denis Shapovalov (n°16). « J’ai battu beaucoup des meilleurs joueurs du monde depuis mon retour, mais pas de manière constante », a précisé le joueur britannique. « J’espère maintenant qu’avec une période sans blessure et beaucoup de tournois, je recommencerai bientôt à le faire. » Ce dont il est capable. Avec un petit espoir avant de peut-être raccrocher ses raquettes. « J’adorerais revoir Roger jouer à nouveau. J’espère vraiment que nous pourrons jouer un autre tournoi ensemble. Ça fait longtemps. »

Article rédigé par Yannick Giammona
Crédit photos : @the_LTA, @atptour

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