Dans quel état d’esprit Gaël Monfils (n°110) va-t-il aborder son dernier Open d’Australie ? À 39 ans, le Parisien a partagé son ressenti lors d’une conférence de presse d’avant tournoi. Il a également évoqué ses douleurs, qui l’empêchent de développer son jeu à fond. Ce qui ne l’empêchera pas de prendre du plaisir, pour cette dernière danse du côté de Melbourne.
Sorti du Top 100 en ce début d’année 2026, Gaël Monfils (n°110) avait déjà une place assurée dans le tableau principal de l’Open d’Australie. Après une élimination dès le premier tour du tournoi ATP 250 d’Auckland, où il était tenant du titre, le joueur français aborde son dernier Open d’Australie avec des doutes. « C’est un peu différent pour moi parce que c’est quelque chose que vous ne pouvez pas apprendre et que vous ne pouvez pas vraiment prédire », a-t-il déclaré en conférence de presse, ce vendredi, dans des propos relayés par nos confrères du quotidien L’Equipe. « Je suis dans un processus d’apprentissage. Je suis heureux avec les gens qui m’entourent et qui m’aident à traverser cette expérience. J’ai toujours été relax de toute façon, mais tu as envie de bien faire pour toi, donc ça te rajoute forcément un peu plus de pression. Mais je n’y pense pas tant que ça. » Si par orgueil il aimerait se refaire une place dans le Top 100 avant de raccrocher ses raquettes, le joueur de 39 ans n’a qu’un maître-mot : le plaisir. Car il ne s’est pas vraiment fixé d’objectifs pour sa dernière saison sur le circuit professionnel. « J’ai voulu, mais en fait, c’est essayer de se faire plaisir », a affirmé Gaël Monfils. « J’ai envie de bien jouer. Et pour moi, bien jouer, ça reste quand même quand je m’amuse. Quand on a envie de bien faire, on est moins créatif donc on s’amuse un peu moins. C’est un peu dur de trouver le bon équilibre. J’ai envie de bien faire aussi pour moi. Tu as envie d’être bon sur certains matches. Si tu joues des gros matches, prendre du plaisir, pouvoir répondre de la plus belle des façons. Victoire, défaite, oui tu veux gagner, mais c’est être bon, ne pas subir le gros match. »

Blessé en fin de saison dernière, on a senti que le Français n’était pas au top physiquement lors de son premier match de la saison en Nouvelle-Zélande. Ne craint-il pas de faire la saison de trop, voire même d’exploser physiquement au point de ne plus être compétitif ? « En fait, ça n’existe pas une saison de trop », a balayé le Tricolore d’un revers de la main. « C’est juste que j’ai été blessé, je me suis fait mal, je suis revenu. Malheureusement, j’entame la saison, j’ai des petites douleurs aussi. Il faut juste arriver à être bon au moment où tu le souhaites. C’est ça qui est un peu chiant parce que c’est ma dernière saison, je l’ai annoncée. C’est sûr que si je ne m’étais pas fait mal, ça aurait été plus facile d’entamer la saison plus tranquillement. » Finalement, le plaisir sera partagé : Gaël Monfils en prendra sur le court et ses fans en auront à le voir évoluer une dernière fois sur les courts du monde entier. Et cette dernière saison, il va la partager avec Dorian Descloix, son ami et entraîneur. « Je ne veux pas qu’on le voie comme un de mes potes, je ne veux pas qu’on lui mette cette étiquette, c’est avant tout un très bon entraîneur », a cependant tempéré le 110ème joueur mondial. « J’ai eu beaucoup de chance d’avoir des gens qui m’ont accompagné que je peux appeler amis. On s’appelle tout le temps, ils viennent à la maison, je vais chez eux… Günter (Bresnik, un de ses anciens coachs, ndlr), il y a trois jours, je l’ai eu une heure trente au téléphone. Je suis allé chez lui avec ma petite. Dorian est arrivé dans une phase pas facile, où moi j’ai fait mon deuil. J’avais envie de l’annoncer bien avant. Toute ma tournée américaine a été gâchée par ça. En Asie, je me suis refait mal. Il est tombé dans un mauvais moment pour moi. Je m’en veux sur ça. Mais c’est un bon entraîneur. »