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A 38 ans, Fernando Verdasco se bat toujours

Âgé de 38 ans, l’Espagnol Fernando Verdasco (n°108) aurait déjà pu raccrocher ses raquettes et se la couler douce. Mais non, il a encore le feu en lui, celui qui lui donne envie de se battre encore contre des joueurs plus jeunes que lui, tentant semaine après semaine de retrouver sa place dans le Top 100. Quitte à créer des polémiques quant, comme au Masters 1000 de Madrid, il ne reçoit pas d’invitation pour le tableau principal.


Fernando Verdasco (n°108) se bat désespérément pour retrouver le Top 100 du tennis mondial. Repêché au tournoi ATP 250 d’Estoril après son échec en qualifications face à Pierre-Hugues Herbert (n°101), il a aisément battu Pablo Cuevas (n°106) en deux sets 6-2, 6-3 au premier tour. De quoi lui redonner un peu d’espoir après une longue traversée du désert, même si la défaite sèche face à Albert Ramos-Vinolas (n°42) en deux sets 6-2, 6-2 en quarts de finale témoigne du chemin qui lui reste à parcourir pour retrouver les plus beaux tournois. L’amoureux de la balle jaune ne lâche rien, après des blessures à la jambe droite puis au coude, l’empêchant de jouer pendant de longs mois depuis 2019. Depuis son retour début 2021, il s’oblige à repasser par le circuit Challenger. “Pourquoi devrais-je prendre ma retraite si ce que j’aime le plus au monde c’est de jouer au tennis », a tout simplement résumé le gaucher. Il a d’ailleurs remporté le Challenger de Monterrey, au Mexique, en mars dernier, histoire de rappeler que le vieux briscard est toujours dans la place. En quelques semaines, Fernando Verdasco a grappillé une centaine de places et se rapproche allègrement du Top 100 au classement ATP.

Puissant du fond du court, le gaucher obtient ses meilleurs résultats sur dur, contrairement à bon nombre de ses compatriotes. Ses meilleurs résultats arrivent entre 2009 et 2010, une période où il atteint la 7ème place mondiale, quand il se hisse jusqu’en en demi-finales de l’Open d’Australie en 2009, ce qui reste son meilleur résultat en Grand Chelem. Il écrase littéralement Adrian Mannarino (n°67), Arnaud Clément (ex-n°10) et Radek Stepanek (ex-n°8), avant de remporter des victoires de prestige, trucidant de coups droits Andy Murray (alors n°4 mondial) et Jo-Wilfried Tsonga (alors n°7). Il ne s’incline que contre Rafael Nadal (n°4) au terme d’une bataille intense en cinq sets de plus de cinq heures (6-7 [4], 6-4, 7-6 [2], 6-7 [1], 6-4), qui reste “gravée dans (sa) mémoire”, au terme d’un match qui devient alors le plus long de l’histoire du Majeur australien. L’année qui suit, il remporte son plus beau trophée, celui de l’ATP 500 de Barcelone en 2010, vainqueur de Robin Soderling en finale, après avoir perdu en finale du Masters 1000 de Monte-Carlo quelques semaines plus tôt, étrillé par Rafael Nadal (6-0, 6-1) alors qu’il avait disposé facilement de Novak Djokovic (6-2, 6-2) au tour précédent.

Madrilène de naissance, il s’est indigné cette semaine de ne pas être invité au Masters 1000 de Madrid. « C’est ma ville, cela fait 17 ans que j’y joue et maintenant ils préfèrent inviter le 500ème mondial et un Français », s’est indigné le joueur de 38 ans. « Lucas Pouille est mon ami mais cela n’a pas de sens. C’est comme si Paris-Bercy m’invitait à sa place ! » En effet, la direction du tournoi a décidé d’attribuer ses quatre wild cards à Andy Murray (n°78), Carlos Gimeno (n°368), Jack Draper (n°121) ainsi qu’à Lucas Pouille (n°173). Fernando Verdasco se plaint et c’est compréhensible, car il avait vraiment besoin de cette invitation, mais il en a toujours été de la responsabilité des tournois d’attribuer les invitations à qui ils veulent, bien que beaucoup en mériteraient. Le grincheux espagnol n’arrange pas sa réputation avec cette dernière déclaration controversée. Évidemment, l’invitation attribuée à Lucas Pouille peut paraître incongrue mais l’agent du joueur français n’est autre que Gerard Tsobanian, le patron du tournoi, ce qui fait donc sens. Ce dernier a déjà reçu une invitation pour le tournoi de Madrid à quatre reprises depuis le début de sa carrière et a souvent échoué au premier tour du tournoi et on peut estimer qu’il a sûrement laissé passer sa chance, bien qu’il méritait probablement une invitation, lui aussi.

Article rédigé par Hugo Délen
Crédit photos : @MundoDeTenis, @UniversTennis, @EstorilOpen

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