Analyses

Vainqueur à Dubaï, Jelena Ostapenko voudrait gagner d’autres Grands Chelems

En 2017, à peine âgée de 20 ans, Jelena Ostapenko (n°13) s’imposait à Roland-Garros. Depuis, elle a connu des déboires, retombant au classement WTA. Cependant, elle n’a jamais lâché l’idée de tutoyer à nouveau les sommets, comme la semaine dernière au tournoi WTA 500 de Dubaï. De quoi lui donner envie de remporter à nouveau un tournoi du Grand Chelem, ce dont elle se sent tout à fait capable.


Il y a bientôt cinq ans, Jelena Ostapenko (n°13) était devenue la première joueuse originaire de Lettonie à remporter un titre en Grand Chelem. Depuis, elle a oscillé entre un jeu puissant, capable de coups d’éclats plaisants à voir, et des périodes plus difficiles où ce jeu avait du mal à se mettre en place. Entrée dans le Top 10 après son sacre à Roland-Garros en 2017, la joueuse lettonne était redescendue au-delà de la 80ème place mondiale un peu plus de deux ans plus tard. Petit à petit, elle est remontée, jusqu’à atteindre un peu plus de constance et réaliser la performance de s’imposer au tournoi WTA 500 de Dubaï pour pointer cette semaine au 13ème rang mondial, à quelques longueurs de faire un retour tonitruant parmi les dix meilleurs joueuses du cicrcuit féminin. Aujourd’hui âgée de 24 ans, elle semble arriver à maturité et pourrait bien se placer parmi les (nombreuses) candidates à un titre en Grand Chelem dans les mois à venir. Le prochain tournoi Majeur étant justement Roland-Garros, il faudra assurément se méfier de Jelena Ostapenko. « Mes objectifs sont grands : gagner un autre titre en Grand Chelem et être de retour dans le Top 10 », a d’ailleurs déclaré la jeune jousue après avoir remporté le titre de Dubaï samedi.

Totalement inconnue lors de son sacre du côté de la Porte d’Auteuil, Jelena Ostapenko pointait alors au 47ème rang mondial au classement WTA. Elle avait notamment battu la Roumaine Simona Halep (n°27) en finale, pour créer l’une des plus grosses surprises en Grand Chelem de ces dix dernières années (il y en a eu d’autres depuis, mais quand même…). Au début de la saison 2018, la Lettonne pointait même à la 5ème place mondiale, mais elle n’avait pas été en mesure de confirmer cette belle performance. En fin de saison, elle était sortie du Top 10 et n’était plus que n°22 au classement. Jelena Ostapenko allait toucher le fond en juillet 2019, lorsqu’elle redescendait au 83ème rang mondial, tombant dans l’oubli et enchaînant les déceptions. Petit à petit, cette cogneuse est pourtant revenue à son meilleur niveau, avec une ascension lente mais régulière. L’année dernière, au mois de mai, elle atteignait les quarts de finale du tournoi WTA 1000 de Madrid et, un mois plus tard, elle soulevait son quatrième trophée en simple au tournoi WTA 500 d’Eastbourne, sur gazon (où elle avait obtenu une wild card pour participer). En fin de saison 2021, elle a même disputé une autre finale, au tournoi WTA 250 de Luxembourg (en indoor), terminant la saison à la 28ème place mondiale. Un classement tout à fait honorable. Pour démarrer la saison 2022, elle a atteint le troisième tour à l’Open d’Australie, perdant de justesse face à la Tchèque Barbora Krejcikova (n°3) et, il y a quelques semaines, les demi-finales du tournoi WTA 500 de Saint-Pétersbourg.

Mais c’est bien à Dubaï qu’elle a atteint un nouveau summum, éliminant sur sa route quatre lauréates de Grand Chelem : Sofia Kenin (n°89), Iga Swiatek (n°9), Petra Kvitova (n°21) et Simona Halep. De quoi atteindre tranquillement la finale, qu’elle allait maîtriser pour battre la Russe Veronika Kudermetova (n°25) en deux sets 6-0, 6-4 et glaner son cinquième titre en carrière. Avec cette victoire flamboyante, comme on l’a déjà dit, Jelena Ostapenko veut désormais aller plus loin. « Je ne m’attendais pas à un si bon début d’année », a notamment déclaré la joueuse de 24 ans. « Ce n’est pas comme si je ne m’y attendais pas, mais je n’y ai jamais pensé. J’ai fait une bonne pré-saison. J’ai travaillé dur. Je pense que je joue bien et que je gagne en confiance, ce qui est formidable. » Emotive après avoir fait irruption au plus haut niveau, la joueuse lettonne semble désormais maîtriser son caractère, après avoir consciemment travaillé là-dessus. « J’ai l’impression que même je deviens émotive, je me bats », a expliqué la 13ème joueuse mondiale. « Je n’abandonne jamais et je ne donne aucun point gratuit. Ce n’est plus comme avant,si je commence à être dans l’émotion, je continue comme ça pour le set ou pour tout le match quand je commence à perdre. Je me bats jusqu’au dernier point. Je sors très vite des émotions. » Pourvu que ces belles performances durent un peu et qu’on puisse encore voir son fighting spirit à l’oeuvre, notamment cette semaine au tournoi WTA 1000 de Doha.

Article rédigé par Yannick Giammona
Crédit photos : @JJlovesTennis

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