Reportages

Casper Ruud, le Norvégien aux allures « Nadalesques »

Et de sept ! Dimanche dernier, Casper Ruud (n°8) a remporté un nouveau trophée au tournoi ATP 250 de Buenos Aires, après sa victoire en finale contre le local Diego Schwartzman (n°14) en trois sets 5-7, 6-2, 6-3. C’était là son sixième titre glané sur terre battue, ce qui fait de lui le nouvel homme à battre sur ocre.


Les prémices de ce style purement terrien remontent au 5 juin 2005. C’est à ce moment précis, sous ses yeux ébahis, que naquirent les tout premiers rêves de balle jaune dans la tête du jeune Casper Ruud (n°8), alors âgé de six ans : « Le premier souvenir que j’ai du tennis est d’avoir regardé Rafael Nadal à la télévision, lorsqu’il a gagné Roland‐Garros pour la première fois », a raconté le Norvégien à Tennis Channel. « En le regardant, je me souviens avoir pensé : je veux jouer sur la grande scène un jour. C’est là que la première motivation m’est venue. » Son lift est parfois même plus impressionnant que celui de son modèle, favorisant un style qui fait des dégâts sur terre battue. « J’aime jouer sur terre battue », a ajouté Casper Ruud. « Je pense que mon style de jeu convient mieux à la surface parce que la balle rebondit un peu plus. Mes frappes sont un peu plus lourdes et c’est plus dur pour mes adversaires. »

Révélé au tournoi ATP 500 de Rio de Janeiro en 2017, où il atteint les demi-finales avant de perdre contre Pablo Carreno-Busta (n°17) en s’étant procuré une balle de match, Casper Ruud rentre dans le Top 100 début 2019, année où il s’incline en finale du tournoi ATP 250 de Houston contre Cristian Garin (n°25). En fin d’année, il fait même partie des huit meilleurs jeunes et participe aux Next Gen ATP Finals, où il s’incline en phase de poules. En février 2020, Casper Ruud rentre dans l’histoire, devenant le premier joueur norvégien à remporter un titre sur le circuit ATP, lorsqu’il prend le meilleur sur Pedro Sousa (n°256) en finale à Buenos Aires. Il marque encore les esprits quelques mois plus tard au Masters 1000 de Rome, où il bat Karen Khachanov (n°27) et Matteo Berrettini (n°6) avant de s’incliner en demi-finales face à Novak Djokovic (n°1). Les belles promesses portent finalement leurs fruits en 2021. Le Scandinave remporte pas moins de cinq titres, imposant sa suprématie sur terre battue, rappelant un certain espagnol. Demi-finaliste au Masters 1000 de Monte-Carlo où il dispose de Diego Schwartzman (n°14), Pablo Carreno-Busta (n°17) et Fabio Fognini (n°38), à Madrid il réussit ensuite l’exploit de battre Stefanos Tsitsipas (n°4). « Monte-Carlo et Madrid ont changé la donne pour moi et m’ont donné la confiance nécessaire pour continuer et pour penser que je peux rivaliser avec les meilleurs joueurs sur les plus grandes scènes du monde », avait alors déclaré le joueur de 23 ans.

Il remporte ensuite le tournoi ATP 250 de Genève, avant de préférer la tournée sur terre battue aux Jeux Olympiques de Tokyo. Une bonne idée, puisqu’il remporte trois tournois consécutifs (toujours en ATP 250) : Bastad, Gstaad et Kitzbühel, une performance qui n’avait plus été réalisée depuis Andy Murray (n°87) en 2011. Tous ces exploits lui permettent de devenir le premier Norvégien à entrer dans le Top 10. Sur sa lancée, il écrase la concurrence pour remporter son premier tournoi sur dur, à San Diego. Il faudra donc surveiller le combatif tennisman sur dur également, à l’instar d’un Dominic Thiem (n°40) ou d’un Rafael Nadal (n°5), qui ont adapté efficacement leur style de terrien aux surfaces plus rapides. On attend maintenant du Norvégien qu’il fasse un grand parcours en Grand Chelem, chose qui ne lui est jamais encore arrivée, puisque son meilleur résultat n’est qu’un huitième de finale à l’Open d’Australie en 2021, où il avait abandonné face à Andrey Rublev (n°7). On l’attend évidemment davantage à Roland-Garros, où il bute depuis trois ans au troisième tour, s’inclinant année après année face à Roger Federer (n°30), Dominic Thiem, puis Alejandro Davidovich Fokina (n°47), après un combat titanesque de 4h35 qui avait marqué les esprits (7-6 (3), 2-6, 7-6 (6), 0-6, 7-5). Si ses abdomens le laissent tranquille (il a dû déclarer forfait pour le tournoi ATP 500 de Rio cette semaine à cause d’une blessure récurrente), il devrait encore faire des dégâts cette saison et porter haut les couleurs de la Norvège. C’est tout ce qu’on lui souhaite !

Article rédigé par Hugo Délen
Crédit photos : @tennisbreaknews, @cyblesoleil, @ATPTour_ES

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