Analyses

Stefanos Tsitsipas est-il victime du coaching de son père ?

Après sa défaite en demi-finales de l’Open d’Australie, Stefanos Tsitsipas (n°4) est revenu sur le prétendu coaching que son père aurait fait durant la rencontre, qui a rendu fou son adversaire, Daniil Medvedev (n°2). Le Grec a ainsi nié avoir bénéficié de coaching de la part de son père, insistant sur le fait qu’il ne peut pas l’entendre à cause du bruit qui régnait dans une Rod Laver Arena au toit fermé. Pourtant, on ne peut s’empêcher de remarque que ce n’est pas la première fois qu’il reçoit des avertissements pour cette raison…


Ce vendredi, Stefanos Tsitsipas (n°4) s’est incliné au terme d’une demi-finale plutôt tendue à Melbourne. Opposé à un joueur avec qui il ne vit pas le grand amour, Daniil Medvedev (n°2), il a perdu en quatre sets 7-6 (5), 4-6, 6-4, 6-1. Après avoir reconnu la supériorité de son adversaire et s’être montré satisfait de son Open d’Australie seulement deux mois après son opération au coude droit, il n’ apas lâché sur un point : non, il n’a reçu aucun coaching de la part de son père. Pourtant, le joueur russe est devenu fou, après s’être fait breaker pour être mené 5-4 dans la seconde manche, allant jusqu’à s’en prendre à l’arbitre qui ne semblait pas comprendre ce que disait Apostolos Tsitsipas depuis le box de son joueur. « Je ne peux rien entendre quand je joue », s’est défendu le 4ème joueur mondial en conférence de presse. « C’est impossible. Vu que le public fait tant de bruit après chaque point, il faut avoir une super ouïe pour entendre ce que votre coach dit. J’en riais l’autre jour, parce que pendant mon match avec Benoît Paire, mon coach était à 5 km de moi de l’autre côté du court, et je ne sais pas comment, j’ai reçu un warning. C’était le moment le plus drôle de cet Open d’Australie. »

En parlant d’avertissement, Stefanos Tsitsipas en a également reçu un lors de cette demie, au cours du quatrième set, après qu’une arbitre grecque du nom de Eva Asderaki-Moore, se soit placé non loin du box de son père pour écouter ce qu’il disait. Ce qui a conduit le joueur à faire passer un message clair. « Je suis habitué », a-t-il ajouté lors de la conférence de presse. « Ils me ciblent depuis longtemps déjà. J’en ai eu quelques-uns par le passé. Et les arbitres regardent toujours mon box, jamais celui de mon adversaire. Je suis victime de ça depuis longtemps maintenant. Qu’est-ce que je peux dire ? Je ne pense pas qu’ils comprendront un jour que je ne peux rien entendre, tout simplement parce que j’essaie de trouver des solutions, de lire le jeu et de le recréer dans ma tête avant que le point ne commence. La dernière chose que je veux dans ce cas, c’est que quelqu’un me donne des conseils sur ce que je devrais faire. » Stefanos Tsitsipas se place donc en victime et assurerait ne jamais entendre ce que lui dirait son père. Doit-on le croire ?

Par ailleurs, si ce qu’il dit est vrai, est-il une victime d’Apostolos et de ses tentatives de lui prodiguer des conseils en plein match ? « J’ai déjà eu cette discussion avec mon père », a assuré le joueur de 23 ans, visiblement résigné. « C’est une personne qui, quand il y a beaucoup d’action, parle beaucoup, c’est une sorte de thérapie. C’est quelque chose qu’il fait, c’est dans sa nature. J’ai passé des heures à essayer de résoudre le problème avec lui, mais c’est plus fort que lui. Je suis assez sûr que je vais continuer à recevoir des avertissements pour coaching, même si je n’écoute jamais rien de ce qu’il dit. Mais ça va, ils peuvent faire ce qu’ils veulent, s’ils croient que c’est juste. » A l’image de son mentor, Patrick Mouratoglou, Stefanos Tsitsipas a ainsi proposé une solution en se montrant favorable au coaching, avançant que de toute façon tout le monde essaye de le faire sans se faire prendre par la patrouille. « C’est une des raisons pour lesquelles j’ai considéré l’année dernière sur mes réseaux sociaux que le coaching devrait être autorisé », a expliqué le joueur grec. « Tout simplement parce que les coaches le font, de toute façon. Et pour la plupart, ils le font suffisamment intelligemment pour ne pas se faire prendre. En l’autorisant, je pense qu’il y aura moins de tension et plus de clarté. » Autoriser un coaching qui semble ne pas l’aider, bien au contraire, voilà donc ce que propose le n°4 mondial… Qui a dit que c’était contradictoire ?

Article rédigé par Yannick Giammona
Crédit photos : @JCPGATA, @AustralianOpen, @WeAreTennisFR

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