US Open

Au-delà du réel, une ambiance étrange régnait pour le début des qualifications à l’US Open

Les qualifications pour l’US Open ont démarré ce mardi, dans une ambiance quelque peu morose. En effet, contrairement au tableau principal, les qualifs se déroulent à huis clos, alors qu’à Flushing Meadows se trouve le plus grand stade de tennis au monde. Une ambiance qui ne convient pas à tout le monde, et qui semble illogique comparée à ce que sera l’ébullition du Billie Jean King Tennis Center lors de la quinzaine new-yorkaise.


Ce mardi, le premier joueur français à valider son billet pour le second tour des qualifications de l’US Open a été Constant Lestienne (n°248). Le joueur de 29 ans a dû se battre pendant trois sets pour sortir l’Italien Andrea Pellegrino (n°245) 7-5, 4-6, 6-0. Notez que le joueur transalpin a été victime d’une insolation, d’où la bulle dans la troisième manche. Au-delà du résultat, ce que le Tricolore a retenu, c’est l’ambiance très spéciale de ce tableau qualificatif, disputé à huis clos – c’est-à-dire sans public – alors que le tournoi, qui débutera ce lundi 30 septembre, accueillera bel et bien les fans new-yorkais. « Même si on a pris l’habitude des tournois sans public, je trouve cela dommage d’avoir des fans dans la quinzaine mais pas en qualifs », a-t-il déclaré après sa victoire, dans des propos rapportés par nos confrères du quotidien L’Equipe. « Cela revient à les négliger, comme si cela ne faisait pas partie du tournoi. » Pourtant, il y avait bien de la musique qui étaient diffusée dans les allées du Billie Jean King Tennis Center, mais cela sonnait bien creux en l’absence de public pour garnir les tribunes des courts annexes. Dans moins d’une semaine, tout ce stade sera en ébullition, et les clameurs se feront de nouveau entendre depuis le Stadium Arthur Ashe.

De quoi créer une vraie différence et le sentiment d’avoir deux tournois contradictoires en terme d’ambiance. De son côté, Hugo Gaston (n°127) n’a connu aucune difficulté pour s’en sortir au premier tour des qualifications. Sous le soleil de New York, il a dominé le Tchèque Vit Kopriva (n°202) en deux sets 6-4, 6-2 pour ainsi rejoindre le Belge Ruben Bemelmans (n°224) au tour suivant. « C’est effectivement différent, on a l’habitude de voir des fans ici », a reconnu le joueur de 20 ans après s’être qualifié. « Du coup, il faudra se qualifier si on veut du public. » Pas le choix, en effet. Cette joie de retrouver les fans, des joueurs et des joueuses comme Alexandre Muller (n°196), Hugo Grenier (n°242), Tessah Andrianjafitrimo (n°204), Amandine Hesse (n°228) ou encore Chloé Paquet (n°195) ne connaîtront pas. Dans l’anonymat le plus total, ils ont tous les cinq été éliminés d’entrée, loin de l’euphorie que peut connaître habituellement la Grosse Pomme. D’ailleurs, certains perdants du premier tour ont même été vus en train de sangloter, seuls attablés sous un parasol, directement à la sortie des courts annexes les moins prestigieux du Billie Jean King Tennis Center.

Outre ce deux poids deux mesures concernant la présence du public (ou son absence lors des qualifications) lors de cette édition de l’US Open, c’est la politique toute entière du tournoi qui est remise en question. En effet, dès lundi prochain, le tournoi accueillera les fans de tennis, qui n’auront même pas besoin d’être vaccinés pour entrer dans le stade ! Au moment où l’épidémie de Coronavirus semble reprendre de plus belle aux Etats-Unis, cela pose question. D’autant plus que certains hauts-placés ont pris des mesures différentes de celles qui s’appliqueront au sein même du tournoi. « Quand on sait que pour rentrer dans la suite du président de l’USTA, il faudra l’être (vacciné, ndlr), cela semble quelque peu ironique, pour ne pas dire plus », a déclaré sans langue de bois l’employée d’une académie prestigieuse. Quoiqu’il en soit, si les qualifications se déroulent dans une ambiance singulière, nous avons hâte de retrouver la folie de l’US Open et de ces night sessions électriques.

Crédit photos : @usopen, @usta

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