Wimbledon

Classée 338ème mondiale, Emma Raducanu vent de fraîcheur du tableau féminin de Wimbledon

C’est le phénomène du tableau féminin de ce Wimbledon ! Âgée de seulement 18 ans, la joueuse britannique Emma Raducanu (n°338) vit un rêve éveillé au All England Club, pour son tout premier tournoi du Grand Chelem. La voici désormais en huitièmes de finale, après trois rencontres époustouflantes de fraîcheur.


Emma Raducanu (n°338), cette adolescente britannique d’à peine 18 ans, est entré dans l’histoire ce samedi. En effet, elle est devenue la plus jeune joueuse britannique de l’ère Open à se qualifier pour les huitièmes de finale de Wimbledon. Pour ses débuts sur le N°1 Court, elle a battu la Roumaine Sorana Cirstea (n°45) en deux sets 6-3, 7-5 au troisième tour, faisant preuve d’une maturité et d’une combativité surprenante à cet âge-là. Notez qu’elle fait partie des quatre teenagers britanniques à avoir atteint les huitièmes de finale au All England Club, après Deborah Jevans (à 19 ans et 48 jours en 1979), Glynis Coles (19 ans et 138 jours en 1973) et Laura Robson (19 ans et 166 jours en 2013). Emma Raducanu avait, de son côté, 18 ans et 239 jours, ce qui fait la plus jeune de ce quatuor d’exception. Là où elle surprend également, c’est que la Britannique ne joue que son deuxième tournoi au plus haut niveau du circuit féminin. Ainsi, elle a fait ses débuts le mois dernier au tournoi WTA 250 de Nottingham, où elle avait obtenu une invitation et où elle s’était inclinée dès le premier tour face à sa compatriote Harriet Dart (n°142). La semaine suivante, elle a joué le tournoi ITF 100 000 $ ayant également lieu à Nottingham, où elle a atteint les quarts de finale. Ce beau parcours a convaincu les organisateurs de Wimbledon de lui offrir une wild card pour le tableau principal, où elle fait donc ses débuts en Grand Chelem. « Honnêtement, je voulais juste tirer le meilleur parti de cette invitation, essayer de montrer que je l’avais méritée, essayer d’en tirer le meilleur parti », a déclaré Emma Raducanu en conférence de presse après sa qualification pour les huitièmes. « Je suis vraiment reconnaissante pour le soutien apporté par le All England Club, qui m’a laissé tenter ma chance. »

Vous ne le savez peut-être pas, mais cette jeune pépite britannique est entraînée par Nigel Sears, qui n’est autre que le beau-père d’un certain… Andy Murray ! Il a précédemment entraîné Amanda Coetzer, Daniela Hantuchova, Ana Ivanovic et, plus récemment, Anett Kontaveit. Nigel Sears a travaillé avec Emma Raducanu à divers moments de sa carrière, à partir de l’âge de 15 ans. « Pouvoir avoir quelqu’un comme lui de mon côté, cela me donne définitivement beaucoup de confiance dans les situations où je dois savoir qu’il croit en moi », a déclaré la joueuse de 18 ans. « Je suis vraiment reconnaissante qu’il ait tenté sa chance avec moi. » Autre fait marquant sur cette jeune pousse : elle est née à Toronto, au Canada, d’un père roumain et d’une mère chinoise. Sacré mélange ! Sa famille a déménagé à Londres quand elle avait 2 ans et ses parents travaillent dans la finance, bien loin des affaires liées au tennis. Ainsi, Emma Raducanu, avec son nom qui sonne roumain, retourne en Roumanie plusieurs fois par an pour rendre visite à sa grand-mère paternelle, à Bucarest. « Ma mère m’a toujours inculqué beaucoup de discipline, de respect pour les autres », a expliqué la 338ème joueuse mondiale. « Je pense qu’avoir des parents comme les miens est une chance, ils me poussent toujours. Ils ont de grandes attentes. J’ai toujours essayé d’être à la hauteur. Et j’espère les avoir rendus fiers cette semaine. » Simona Halep (n°3) est d’ailleurs l’une de ses idoles, tout comme l’ancienne championne Na Li. Et, comme elle le dit, c’est un pur hasard si ces deux joueuses viennent des pays d’origines de ses parents. « Je pense que cela m’a vraiment aidé, la mentalité qu’elles apportent toutes les deux. Elles viennent tous les deux de pays très travailleurs. »

Seulement 20ème mondiale chez les juniors, Emma Raducanu a vu sa progression freinée par deux éléments : des blessures et son parcours scolaire. « Je pense que cela a parfois été un peu frustrant parce que vous voyez les joueuses avec lesquelles vous avez grandi réussir », a-t-elle confié. « En ce moment, il y a tellement de jeunes joueuses qui se débrouillent si bien sur le circuit WTA et chez les seniors. Parfois, cela m’arrive de penser : ‘Oh, j’aimerais avoir l’opportunité de concourir, alors peut-être que je pourrais faire de même.’ Je pense que la chose la plus importante, c’est quand on me donne une opportunité, comme cette semaine, d’essayer d’en tirer le meilleur parti. C’est à moi de montrer que mon niveau est là. Jusqu’à présent, je pense que j’ai fait du très bon travail. » Pour ce qui est des études, Emma Raducanu vient de terminer un cursus de sept années à la Newstead Wood School de Londres. Ce qui semble l’avoir aidée à développer son esprit et ses compétences sociales pour le tennis. « Je pense que rester à l’école m’a certainement aidé à avoir un autre groupe d’amis », a expliqué la jeune joueuse britannique. « C’était un mode de vie différent. C’est aussi un peu une évasion pour moi. Avoir autre chose à côté du tennis, ça m’a occupé l’esprit. Lorsque vous vous entraînez, vous ne vous entraînez qu’un certain nombre d’heures par jour. Vous avez encore beaucoup de temps à remplir. Cela m’a certainement aidé à garder mon esprit actif. Je trouve que cela m’a aidé dans ma carrière sur le court, car je peux absorber beaucoup d’informations. J’ai l’impression que sur le terrain, je suis plus astucieuse tactiquement que d’autres joueuses. » Lundi, elle disputera ainsi son premier huitième de finale en Grand Chelem, face à l’Australienne Ajla Tomljanovic (n°75). Si depuis le début du tournoi elle joue chaque point comme si c’était le dernier, il n’y a aucune raison que cela change. D’autant plus qu’elle pourra jouir, une fois de plus, du soutien du public. « Je pense que jouer devant un public à domicile aide vraiment », a-t-elle d’ailleurs confié. « Je veux dire, leur soutien est si fort et ils sont tellement derrière moi. Je suis vraiment reconnaissante. J’ai définitivement cela en tête. »

Crédit photos : @The_LTA, @Wimbledon

À LIRE AUSSI :

Sebastian Korda, sa relation avec Andre Agassi et son succès resplendissant pour son premier Wimbledon

Nick Kyrgios : « J’ai été crucifié parce que je suis différent, mais je suis content de ma façon de jouer »

2 réflexions au sujet de “Classée 338ème mondiale, Emma Raducanu vent de fraîcheur du tableau féminin de Wimbledon”

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s