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Kristina Mladenovic : « C’est très spécial, il y a énormément d’incertitudes »

Ce lundi, Kristina Mladenovic (n°42) est entrée en lice au Challenge Elite FFT, à Nice dans le sud de la France. Si elle a connu des débuts difficiles avec une défaite face à la jeune Clara Burel (n°506), elle s’est rattrapée ce mardi en enregistrant sa première victoire. Si elle était heureuse de reprendre la compétition, elle est consciente que le contexte est très spécial et elle ne sait pas encore si elle sera de la partie pour l’US Open et la tournée américain au mois d’août, à cause d’un problème de visa.


Après sa deuxième rencontre au Challenge Elite FFT ce mardi, remportée en deux sets 7-6 (4), 7-5 face à sa compatriote Chloé Paquet (n°174), la Nordiste Kristina Mladenovic (n°42), tête d’affiche de cette compétition nationale, a livré ses premières impressions. « Il y a du mieux de jour en jour », déclarait-elle ainsi pour nos confrères du quotidien L’Equipe. « Un aussi long break, ça ne m’est jamais arrivé. Ça fait du bien de matcher. Je suis venue avec un état d’esprit calme, sans attendre grand-chose en termes de niveau de jeu. Hier, c’était très délicat, j’étais dans le dur. Là, je suis contente d’avoir trouvé un meilleur rythme et de meilleurs ajustements. » Si elle était heureuse de retrouver le chemin des courts, la Tricolore est bien consciente que cette compétition mise sur pied par la FFT n’a rien à voir avec le circuit WTA, sur lequel elle évolue habituellement, ni même avec un tournoi du Grand Chelem, alors qu’elle aurait dû être en train de disputer Wimbledon. « C’est différent, ce n’est pas le circuit », a ajouté la Nordiste. « Je remercie la fédé d’avoir mis les moyens. C’est top, on a tout sur place. Ils font le maximum pour qu’on soit en pleine sécurité. Ça aide vraiment. On se rend compte vraiment à quel point on a besoin de matcher. Certes, c’est une compèt entre nous, ce n’est pas Roland, ce ne sont pas les lieux qui font rêver, ce n’est pas le décor habituel. Mais on bosse. On part tous un peu de zéro. On s’adapte, on ramasse les balles, etc. C’est bien qu’on soit là. Les compétitions me manquaient, j’ai le privilège de faire le plus beau des circuits. Louper cet été Roland et Wimbledon, ça fait bizarre. Quand on enchaîne les matches, il y a ce feeling des points, c’est de l’instinct, une routine, et quand il y a une longue période comme ça, rien ne remplace ce petit truc. »

La joueuse de 27 ans est également revenue sur la période de confinement, qu’elle a vécue dans le nord du pays sans avoir accès à un court de tennis. « Pour ma part, je n’ai pas eu accès à un court de tennis », a-t-elle notamment expliqué. « J’étais dans le Nord, avec la chance d’avoir une salle de gym pour moi. J’ai entretenu ma santé. Pour un athlète de haut niveau, les spécialistes parlent du triple du temps pour récupérer… Donc ma première préoccupation a été de m’entretenir physiquement. Tennistiquement, j’ai repris doucement, pour faire attention aux articulations. C’est un long processus. Je ne mets pas d’objectifs en termes de résultats. La priorité, c’est de ne pas se blesser. » Si certaines joueuses ne veulent pas faire le déplacement pour disputer l’US Open, à cause de al crise sanitaire qui ne fait qu’empirer à New York, Kristina Mladenovic ne pourra peut-être pas s’y rendre à cause d’un autre problème : celui du visa. « Je m’étais fixée de reprendre à New York (pour l’US Open, du 31 août au 13 septembre, ndlr)« , a déclaré la 42ème joueuse mondiale. « Mais il y a un paramètre très intéressant. Je n’ai plus mon visa ESTA et on ne nous le donne pas pour l’instant. Du coup, j’ai été obligée de m’inscrire à Palerme et Prague sur terre battue. Et si je n’obtiens pas de visa avec ces restrictions de voyage, je me rabattrais sur la tournée sur terre. C’est très spécial, il y a énormément d’incertitudes. »

Sans visa et avec une situation qui ne s’arrange pas aux États-Unis, la joueuse française préfère donc ne pas se projeter trop loin. « Moi, je n’ai même pas de visa », a-t-elle tenu à rappeler. « D’habitude, c’est quelque chose qu’on obtient en quelques heures. J’ai envie de croire que les gens font le maximum pour que tout se passe bien. On voit ici, quand on s’organise bien, on se dit qu’il n’y a pas de craintes. Après, ce sont des questions auxquelles je ne peux pas répondre. On entend des choses négatives en provenance des États-Unis. Vivons au jour le jour. » Elle va donc aller au bout du Challenge Elite FFT à Nice cette semaine, avant de disputer la deuxième étape de cette compétition à Cannes la semaine prochaine. Pour la suite, attendons d’en savoir plus sur l’évolution de la crise sanitaire, même si Kristina Mladenovic est déjà inscrite pour le tournoi de Palerme, qui sonnera la reprise du circuit WTA le 3 août prochain.

Crédit photos : @F3nord, @FFTennis

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