Il était une fois...

Il était une fois…. 2009, quand Andy Roddick avait failli détrôner le maître des lieux, Roger Federer

Nous vous en parlions il y a quelques jours : Andy Roddick est le seul joueur, depuis l’avènement du Big Four, à avoir titillé les sommets et à s’être approché d’un titre à Wimbledon. En effet, en 2009, il avait poussé Roger Federer, quintuple vainqueur de l’épreuve (2003-2007), dans un cinquième set de tous les dangers.


Pour Roger Federer, l’année 2009 allait être très spéciale. Elle avait commencé par une défaite en finale de l’Australian Open, face à son plus grand rival Rafael Nadal, qui avait laissé des traces. Et puis, il y avait eu ce triomphe à Roland-Garros, aussi inespéré qu’inattendu. Enfin, en début d’été, le Suisse qui allait devenir l’heureux papa de jumelles allait connaître à nouveau le bonheur de soulever le trophée à Wimbledon. Un bonheur dont l’avait privé l’Espagnol l’année précédente, au terme d’une finale de légende. De l’autre côté, Andy Roddick aurait mérité de remporter Wimbledon au moins une fois dans sa carrière. Déjà battu en finale par Federer en 2004 et 2005, l’Américain n’avait pas ou presque pas existé. Cette année-là, en 2009, il allait rééquilibrer les débats, après avoir retrouvé la confiance nécessaire en éliminant notamment Andy Murray en demi-finales.

Cette finale, Andy Roddick a dû la rejouer mille fois dans sa tête. Il aurait pu la gagner. Il aurait même dû, quand on voit ses statistiques : 70% de première balles pour 83% de points remportés derrière ce premier service. Il a également frappé 27 aces et 74 coups gagnants. Des chiffres de vainqueur, et pourtant… Le premier set tombait dans l’escarcelle de l’Américain, 7 jeux à 5. Mais là où il a perdu le fil de la rencontre, pour beaucoup d’observateurs, c’est quand il n’a pas su tuer le match alors qu’il menait 6 points à 2 dans le jeu décisif du deuxième set. Remonter de deux sets à zéro face à un Roddick pareil aurait été mission presque impossible pour Roger Federer. À 6 points à 5 en faveur du natif de Omaha, la manche semblait pliée, mais il a expédié une volée haute de revers hors des limites du terrain. Ainsi, l’Helvète allait garder son flegme légendaire, s’en sortir et remporter ce tie break 8 points à 6 pour revenir à un set partout après avoir écarté quatre balles de set.

Roger Federer allait ensuite prendre l’avantage de cette finale lors du troisième set, là encore au jeu décisif, cette fois-ci remporté plus facilement 7 points à 5. On aurait pu penser Andy Roddick fatigué et résigné, mais que nenni. L’Américain allait montrer qu’il était plus fort mentalement que les années précédentes et il allait parvenir à breaker le Suisse dans le quatrième set. Ainsi, il l’emportait 6 jeux à 3 pour se donner le droit de disputer, pour la première fois en finale de Wimbledon face à son grand rival, un cinquième set. Et quel cinquième set ! Rien que cette manche a duré une heure et trente-cinq minutes, avec 30 jeux disputés entre les deux joueurs. À 8-8, le Suisse a dû écarter deux balles de break, presque synonymes de balles de match à ce moment-là de la partie. En parlant de break, l’Américain en a réussi plus que Federer tout au long de cette rencontre… C’est pour dire si cette défaite allait peser pour lui ! D’autant plus qu’il ne céda son service qu’une seule fois au cours de cette finale titanesque, au plus mauvais moment : à 15-14 dans le cinquième set pour Federer. L’Helvète n’en demandait pas plus pour s’engouffrer dans la brèche et conclure la partie en cinq sets 5-7, 7-6 (6), 7-6 (5), 3-6, 16-14.

Grâce à ce sixième sacre au All England Club, Roger Federer construisait encore un peu plus sa légende. Il dépassait ainsi Pete Sampras au nombre de titres du Grand Chelem, celui-ci étant son quinzième. Pire, il dégoûtait un Andy Roddick à son meilleur, dont ni le service surpuissant ni les breaks empochés n’auront suffi pour battre ce Suisse impitoyable. Roddick a donné tout ce qu’il avait, mais à la fin il sortait toujours du court dans la peau du finaliste.

Crédit photos : @ESPNStatsInfo, @ThisDayInTennis, @SI_Tennis, @TennisPodcast

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