Interviews

Caroline Garcia : « À la reprise, on sera tous dans le même bateau »

Depuis Manacor, en Espagne, la Française Caroline Garcia (n°46) est revenue pour nos confrères du quotidien L’Equipe sur les conditions de son confinement. Avec le déconfinement qui approche, elle devrait reprendre le chemin des courts la semaine prochaine au sein de l’Académie de Rafael Nadal…


Au début du confinement, nous avions évoqué dans un de nos reportages le fait que Caroline Garcia (n°46) était confinée, avec ses parents, du côté de Manacor, en Espagne. Entre entraînement physique, cuisine, lecture et puzzles, elle parvient à occuper ses journées du mieux qu’elle le peut depuis que la crise de Coronavirus a mis le tennis à l’arrêt. Elle a d’ailleurs décrit ses journées, dans une interview à nos confrères du quotidien L’Equipe. « Mes entraînements physiques me prennent pas mal de temps dans la journée », a-t-elle ainsi concédé. « Ça m’occupe bien, au-delà du temps passé, il y a un objectif. Sinon, on passe du temps tous les trois (avec ses parents, ndlr), je cuisine pas mal avec maman en salé et en sucré, j’ai un commis de luxe. On a du beau temps, donc on en profite sur notre balcon. Je lis, je fais des puzzles. » Si le quotidien de la Lyonnaise est différent de sa vie sur le circuit, elle a dû se faire rapidement à cette nouvelle vie, même si le moral peut connaître des hauts et des bas selon les jours. « Il y a des jours un peu plus difficiles, des semaines un peu plus compliquées », a ainsi confessé la 46ème joueuse mondiale à la WTA. « Mais on travaille bien. J’alterne les semaines avec deux séances d’entraînement par jour et d’autres avec une par jour parce qu’il ne faut pas tout le temps s’entraîner à fond et y aller progressivement. Mon préparateur physique qui est à Lyon m’envoie mes séances tous les jours, je lui envoie parfois deux-trois photos quand j’ai des questions. »

Dans l’incertitude quant à la date de reprise des circuits professionnels, Caroline Garcia poursuit donc un entraînement sans objectif réel. Ce qui peut aussi être un frein à la motivation. « L’incertitude est la chose la plus difficile mais avec le temps, ça va mieux », a-t-elle ajouté. « D’habitude, on a une programmation assez précise avec plusieurs objectifs dans la saison. Là, on se dit qu’on s’entraîne, c’est bien mais pour une reprise qui aura lieu quand ? M’entraîner, ça me passionne, j’aime bien. Il faut réussir à mettre les choses en perspective. C’est pour tout le monde pareil, on ne peut pas y faire grand-chose. On peut commencer en juillet, en septembre ou ne pas recommencer du tout. Quand tu comptes les mois, tu te dis que ça fait beaucoup. » Quant au résultat produit par cet arrêt forcé, la Tricolore pense que les joueuses qui étaient en confiance vont forcément en pâtir, alors que les joueuses qui étaient en manque de résultats pourraient repartir de l’avant. en somme, les compteurs vont être remis à zéro, comme si une nouvelle saison débutait. « Je pense qu’il y aura vraiment un avant et un après même si les choses ne vont pas changer radicalement », a cependant tempéré la Lyonnaise. « Celles qui étaient en confiance avant le confinement ne vont pas recommencer avec la même confiance. Celles qui étaient dans un mauvais état seront dans un état différent à la reprise. Certaines se sont entraînées tennis-physique pendant toute cette période alors que d’autres ne pouvaient faire que du physique. Certaines ont eu des bonnes conditions, d’autres des moins bonnes. Les cartes sont vraiment rebattues. C’est une longue période dont on n’a pas l’habitude dans le tennis, il ne faut pas se surentraîner ou se sous-entraîner. Tu peux te griller. Tu tâtonnes un peu. La première semaine, c’était un peu trop facile et après, c’était un peu trop dur. C’est aussi une bonne expérience car ça te permet de découvrir de nouvelles séances et d’améliorer des choses. C’est intéressant, il faut essayer de prendre le positif dans tout ce qu’on peut. À la reprise, on sera tous dans le même bateau. »

Finalement, cette longue période de pause forcée aura permis à Caroline Garcia de se retrouver avec ses parents, notamment sa mère dont elle parle peu d’habitude. entre séances de yoga et de cuisine, la relation mère-fille semble s’en trouver améliorée. « J’ai un peu tâté le terrain avec du yoga, je me suis dit que c’était bien pour ma souplesse », a déclaré la joueuse de 26 ans. « J’ai partagé l’activité avec ma mère, c’était sympa. J’avais déjà fait un peu de méditation par le passé, mais par manque de temps, je ne le faisais plus trop. Là, j’ai plus de temps et l’esprit est plus calme, moins de stress, je m’y suis un peu remise. C’est bien dans cette période stressante, stressante dans le sens où on ne sait pas quel sera notre avenir. » Blessée au dos lors de la saison dernière, la Française a également le temps de penser à son physique et de mettre ses petits pépins définitivement de côté. « Depuis le début de l’année, on avait vraiment re-développé mon physique pour retrouver mes qualités et de la force », a-t-elle expliqué. « Cette période me permet de faire ça sans le stress des matches, il y a plus de temps. On en profite. Le dos est souvent lié à la tension et au stress, il y en a un peu moins, donc tout va bien. »

Crédit photos : @CaroGarcia, @AusOpen, @WeAreTennisFR

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