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Coronavirus – Pauline Parmentier se mue en bénévole pour le personnel soignant

Pauline Parmentier (n°154) n’a pas seulement remporté la Fed Cup avec l’équipe de France en novembre dernier. Confinée à Paris, elle a souhaité se rendre utile, se portant volontaire pour préparer les plateaux-repas du personnel soignant. Un très beau geste…


Coincée à Paris et dans l’impossibilité de jouer au tennis, la joueuse française Pauline Parmentier (n°154) a donc tout fait pour se sentir utile en ces temps difficiles. Alors qu’elle tournait en rond et – comme beaucoup d’entre nous, il faut l’avouer – commençait à sérieusement s’ennuyer, elle a vu une opportunité de se rendre utile. « Mayline Andrieu (une ancienne joueuse, ndlr) m’a contactée car le traiteur Dalloyau, qui s’est engagé auprès des hôpitaux de Paris, manquait de monde », a expliqué la Tricolore à nos confrères du quotidien L’Equipe. « Moi, je tournais en rond. Ça devenait dur de se réveiller sans avoir d’objectif avec des journées complètement vides. Enfin un petit challenge. Je n’ai fait qu’une journée car c’était la dernière semaine mais je vais le refaire la semaine prochaine avec le restaurant étoilé Lucas Carton. » Loin des courts, des séances de services et de revers, elle a également dévoilé en quoi consiste cette tâche qu’elle s’est vue accomplir. « On prépare tous les repas. Chacun a son poste et remplit les petites barquettes pour les repas du personnel des hôpitaux. Ce sont 3 500 plateaux. Quand tous les plateaux sont remplis, il faut clipser toutes les boîtes des plats. Puis il faut monter tous les cartons pour la livraison. Tu es à la chaîne et tu emboîtes tous les cartons. Ils collent les étiquettes et ça part en livraison le soir pour le lendemain. J’ai fait 8h30-13h avec une pause café à 10h. J’ai adoré. »

En somme, Pauline Parmentier a goûté aux joies d’une vie différente, elle qui a aujourd’hui 34 ans et n’a connu que le tennis dans sa vie. Dans les conditions actuelles, où toutes les joueuses sont à l’arrêt, se sentir utile a eu l’air de la rendre heureuse, et c’est bien ça le principal. « Oui, je me suis éclatée », a reconnu la Française. « Je sers à quelque chose, le bonheur ! Il y avait des bénévoles comme nous et des salariés. Tu as ta blouse, ton masque, ta charlotte, tes protections sur tes chaussures et en avant. Une ouvrière. Ça fait aussi relativiser. J’avais mal au dos, j’étais debout et courbée toute la matinée. On s’est éclatés. Ça m’a fait beaucoup de bien. J’étais trop contente. Ma journée avait un sens. C’était à Colombes, je me suis réveillée à 7h30 et je suis partie en ‘warrior’ avec mon attestation. J’avais une petite fierté. » En ce qui concerne le tennis, Parmentier avait annoncé que 2020 serait sa dernière saison, et a priori elle ne reviendra pas sur cette décision, malgré les circonstances actuelles. « Je trouve que c’est encore plus dur pour ceux qui commencent et viennent de rentrer dans les 100 », a-t-elle ajouté. « En termes de doutes, c’est terrible pour eux. Comment vont-ils gérer le classement ? Est-ce que les tournois vont reprendre ? Comment ça va se passer ? C’est plus flippant. Pour moi, c’est triste parce que ça va être une fin bizarre. »

Une fin bizarre, c’est sûr, alors même que personne ne sait quand le tennis professionnel pourra reprendre. Mais la joueuse tricolore, vainqueur de la Fed Cup en 2019 avec l’équipe de France, ne pourrait-elle alors pas prolonger un peu et revenir sur sa décision d’arrêter ? « Tout le monde me dit ça mais la ‘compet’ et les voyages ne me manquent pas », a-t-elle confessé. « Forcément, on mène une vie fantastique. Quand Wimbledon a été annulé, j’avais un peu de nostalgie. Mais dans la balance, ça signifie de repartir sur huit mois. Si je devais repartir, le but serait d’aller jusqu’à Roland. Aujourd’hui, je suis 150ème, ce qui signifie que je ne peux pas faire les tournois que je veux. Est-ce que je suis prête à faire huit mois de Challengers ? C’est compliqué. Je me raccroche à Roland en septembre. Le jour où la décision tombera, je re-réfléchirai. Aujourd’hui, j’ai 34 ans et j’ai envie de passer à autre chose. » Le cheminement semble clair dans sa tête, et la joueuse a même avoué ne pas trop s’entretenir, contrairement à certaines joueuses et certains joueurs qui pratiquent au quotidien des exercices pour se maintenir en forme. « Au début, je faisais un truc tous les jours. Au bout de dix jours, c’était tous les deux jours. Là, je m’entretiens et je suis un peu en roue libre », a-t-elle conclu dans un éclat de rires.

Crédit photos : @infosportplus, @RMCsport, @rolandgarros

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