Il était une fois...

Il était une fois… 2016, ou la meilleure saison en carrière de Gaël Monfils à ce jour

La carrière de Gaël Monfils (n°9) n’est pas encore terminée, mais assurément la saison 2016 reste comme une de ses meilleures, si ce n’est la meilleure à ce jour. Champion du monde Juniors en 2004, révélation ATP de l’année en 2005, le Parisien avait explosé en 2008 en atteignant les demi-finales à Roland-Garros. Seulement, après quelques saisons plus décevantes, des blessures à répétition étaient venues gâcher son année 2015. Ce qui ne l’avait pas empêché de rebondir l’année suivante, comme nous allons le voir dans ce troisième épisode de notre rubrique « Il était une fois… ».


En 2016, Gaël Monfils (qui figure encore aujourd’hui dans le Top 10 au classement ATP) vit sa meilleure saison. En effet, son ratio victoires/défaites  est à ce jour le meilleur de sa carrière : avec 44  matches remportés pour 19 défaites, il compte ainsi 69,8% de victoires. Par ailleurs, c’est cette année-là qu’il atteint son meilleur classement, une 6ème place mondiale. Pourtant, lors des premiers mois de l’année, sur dur, il ne réalise pas de grosse performance. Après une place honorable de quart de finaliste lors de l’Australian Open, il se qualifie pour la finale du tournoi ATP 500 de Rotterdam, en indoor, perdant face au Slovaque Martin Klizan (alors 43ème mondial) en trois sets 6-7 (1) , 6-3, 6-1. Quart de finaliste honorable lors des Masters 1000 d’Indian Wells et de Miami, c’est sur terre battue – une surface qu’il adore – que sa saison 2016 va une première fois exploser.

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Le Français entame sa saison sur terre battue par le Masters 1000 de Monte-Carlo. Sans perdre un set, il file aisément jusqu’en demi-finales, où l’attend son compatriote Jo-Wilfried Tsonga (alors classé n°9 à l’ATP). On s’attend à un gros match entre deux des meilleurs tricolores du moment et pourtant, c’est Gaël Monfils qui prend vite l’avantage et s’impose en deux sets 6-1, 6-3 sans broncher. Il rejoint ainsi en finale le maître de la terre battue, l’Espagnol Rafael Nadal (retombé à la 5ème place mondiale). Monfils n’ayant jamais battu Nadal, on s’attend à ce que ce dernier prenne vite le dessus dans ce match joué dans des conditions nuageuses. Pourtant, il n’en est rien : le Tricolore va résister pendant 2h45 et mènera la vie dure au Majorquin, même si le troisième set sera à sens unique. Au final, Rafael Nadal s’impose en trois sets 7-5, 5-7, 6-0 après une balle de match incroyable (vidéo ci-dessous).  « Il faut simplement reconnaître que le mec est un peu plus fort », déclarait Monfils en conférence de presse d’après-match. « 6-0, c’est dur. Contre Nadal, tu n’es jamais vraiment impressionné mais tu subis. Je pense que c’était une belle finale. On a joué à un gros niveau de tennis. C’était une journée nuageuse, donc c’était plus dur de servir fort. Les balles étaient plus lourdes. Je savais que ça allait susciter plus de rallyes en sa faveur et moins de points gratuits sur mon service. Mentalement, passer de grosses premières quand on est fatigué, ça fait du bien. Il se mettait très loin et retournait très bien. » Cette performance inédite permet au Parisien de se rapprocher du Top 10, puisqu’il monte à la 14ème place mondiale au classement ATP à l’issue de ce Masters 1000.

Malade, Gaël Monfils prendra ensuite la lourde décision de renoncer à Roland-Garros, son tournoi favori et pour lequel il nourrit de l’ambition après ce beau parcours à Monte-Carlo. Il se fera par ailleurs discret lors de la saison sur gazon, cette surface n’étant pas son fort (il a toujours peur de se blesser à cause du côté glissant que peut parfois revêtir le gazon). Lorsque l’été arrive, avec la tournée américaine sur dur, le Parisien renaîtra pourtant de ses cendres et s’imposera comme un des meilleurs joueurs de cette saison 2016. Après avoir perdu au premier tour à Wimbledon, il effectue ainsi son retour au mois de juillet, lors du tournoi ATP 500 de Washington. Il y remportera son plus beau titre à ce jour, son tout premier en ATP 500 et le 6ème de sa carrière. Pour parvenir en finale, il domine tout de même l’Américain Sam Querrey (6-4, 3-6, 6-1) en quarts de finale et le jeune allemand Alexander Zverev (6-4, 6-0) en demies. Pour le titre, il affronte le Croate Ivo Karlovic (alors 35ème mondial) dans une finale d’un peu plus de deux heures. Le Croate se procure une balle de match dans la deuxième manche, mais c’est bien Monfils qui s’impose en trois sets 5-7, 7-6 (6), 6-4.

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De bon augure à l’orée d’un mois d’août particulièrement chargé, où Monfils poursuivra sur sa lancée et sur sa bonne forme, même s’il ne remportera pas d’autre titre. Ainsi, il fera une nouvelle demi-finale au Masters 1000 du Canada où, après une série de 9 victoires consécutives, il s’incline en demi-finales face au Serbe Novak Djokovic (alors n°1 mondial) en deux sets 6-3, 6-2. À l’issue de ces deux semaines très prolifiques, le Français monte à la 11ème place du classement ATP. S’en suivra un quart de finale aux Jeux Olympiques de Rio et une demi-finale à l’US Open, qu’il atteint pour la première fois de sa carrière, sans avoir perdu le moindre set. Il affronte à nouveau le n°1 mondial, Novak Djokovic, et s’incline en quatre sets 6-3, 6-2, 3-6, 6-2 au terme d’une rencontre décousue, sous une chaleur étouffante. Ce beau parcours lui permet néanmoins d’intégrer le Top 10 au classement ATP et de pouvoir prétendre à une qualification pour les ATP Finals de Londres, en fin de saison.

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Cette fin de saison, d’ailleurs, se conclura par une nouvelle demi-finale en ATP 500, à Tokyo. Il s’inclinera face à l’Australien Nick Kyrgios, futur vainqueur, en deux sets 6-4, 6-4. N°6 au classement ATP à l’issue de la tournée asiatique, début novembre, il apprend qu’il se qualifie pour les ATP Finals et déclare forfait pour le Masters 1000 de Paris-Bercy pour se préserver. Il ne passera cependant pas la phase de poules à Londres, mais le bilan de sa saison 2016 est plus que positif. Depuis, il n’a pas encore réalisé une saison aussi pleine. 2019 a pourtant été une belle année pour Gaël Monfils, avec un titre au tournoi ATP 500 de Rotterdam et un quart de finale à l’US Open. Il a eu moins de défaites (10) mais également moins de victoires, avec un ratio moins bon qu’en 2016, qui reste donc, selon nous, sa meilleure saison en carrière. Il aurait pu tenter de faire mieux cette saison après des débuts fracassants, mais nous connaissons tous la situation que nous vivons désormais et qui l’empêchera donc de faire mieux…

Crédit photos : @dbernardbret, @TennisUpdateINA, @TennisBargains, @titrespresse

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