Reportages

Cori Gauff, une jeune joueuse qui avance à pas de géantes et impressionne

À seulement 15 ans, l’Américaine Cori Gauff (n°71) ne cesse de nous impressionner. Alors qu’elle aurait pu retourner sur les bancs de l’école après une défaite au dernier tour des qualifications du tournoi de Linz la semaine dernière, elle a été repêchée et a remporté son tout premier titre sur le circuit WTA, entrant ainsi dans le Top 100…


Le conte de fées se poursuit en 2019 pour Cori Gauff (n°71). Rappelez-vous, nous avions déjà beaucoup parlé d’elle lorsqu’elle s’était extirpée des qualifications à Wimbledon, atteignant ensuite les huitièmes de finale avec, au passage, une victoire sur son aînée Venus Williams (n°54) au premier tour. Lors du dernier US Open, le phénomène a relativement moins fait parler d’elle, mais elle a tout de même atteint le troisième tour, seulement battue par la tenante du titre Naomi Osaka (n°3). La semaine dernière, la jeune américaine a franchi une nouvelle étape en remportant (déjà !) son premier titre WTA à Linz, en Autriche, en battant en finale la Lettonne Jelena Ostapenko (n°63) en trois sets 6-3, 1-6, 6-2. Un exploit, ou une championne vouée à une carrière exceptionnelle ?

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Une précocité qui n’a plus été vue depuis une quinzaine d’années

Quinze ans et sept mois : voilà précisément l’âge auquel Cori Gauff aura soulevé son premier trophée sur le circuit WTA. Il faut remonter environ quinze ans en arrière pour connaître pareil signe de précocité. En effet, en 2004, l’Allemande Nicole Vaidisova remportait son premier titre à Vancouver, alors qu’elle était âgée de quinze ans et trois mois. Espérons que l’Américaine ne connaîtra pas la même trajectoire : à 20 ans, par manque de motivation et d’envie, Vaidisova avait mis fin prématurément à sa carrière. En terme de précocité cependant, Gauff n’est pas la seule à avoir triomphé si tôt. En effet, la plus jeune restera l’Américaine Tracy Austin, qui n’avait que quatorze ans quand quand elle s’était imposée à Portland en 1977. En Grand Chelem, la Suissesse Martina Hingis reste la référence. Elle avait seize ans et trois mois au moment de son premier titre à l’Australian Open en 1997. Gauff a une unique chance de la devancer, en janvier prochain à Melbourne, ce qui relèverait de l’exploit ! Comme l’est un peu ce titre à Linz, après que l’Américaine ait été battue au dernier tour des qualifications…

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Une semaine exceptionnelle

Parce que oui, l’exploit aurait pu ne jamais avoir lieu et ces lignes jamais écrites. Au dernier tour des qualifications du tournoi de Linz, disputé en indoor, l’Américaine a ainsi été éliminée par l’Allemande Tamara Korpatsch (n°124) en deux sets 6-4, 6-2. Elle était prête à repartir dans son pays natal quand, à quinze minutes de la rencontre entre la Grecque Maria Sakkari et la Suissesse Stefanie Voegele, les organisateurs du tournoi apprenaient le forfait de la Grecque. À quinze minutes près, rien de tout cela n’aurait pu avoir lieu… Repêchée in extremis, l’Américaine n’est jamais retombée à l’eau. Elle a affronté la Suissesse, battue en deux sets 6-3, 7-6 (3), puis elle a enchaîné les matches et les victoires. Dont sa première sur une membre du Top 0, en quarts de finale, quand elle éliminait la Néerlandaise Kiki Bertens (n°8) en deux sets 7-6 (1), 6-4.

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Jusqu’à la victoire finale, on l’a déjà évoquée, contre Ostapenko. Loin de prévoir ce premier titre, Gauff était tout aussi surprise que les observateurs du tennis féminin. « Je suis toujours bouleversée et choquée », a-t-elle déclaré après sa victoire. « J’imagine que c’est fou de dire que c’est mon premier titre WTA. Ce n’était définitivement pas sur le calendrier au début de l’année, parce que je ne pensais pas que j’aurais une chance d’y entrer, et maintenant je suis la championne, donc c’est fou. » Consciente qu’elle aurait dû rentrer chez elle après avoir perdu lors des qualifications, elle n’en revenait pas de la chance qu’elle avait pu avoir. « C’est littéralement fou que j’ai eu la chance d’être lucky loser et que je sois maintenant la championne », a-t-elle ajouté. « Mon père m’a dit que lorsque je suis entrée sur le court, avant le premier match du tableau principal, il a déclaré : ‘Vous ne pouvez pas perdre deux fois dans le même tournoi’. Je suis sûre qu’il n’a jamais pensé que cela irait si loin, mais je suppose qu’il avait raison ! » Tant que l’on est dans les exploits, l’Américaine est ainsi devenue la deuxième joueuse lors des deux dernières saisons à remporter son premier titre en étant lucky loser. L’année dernière, la Russe Olga Danilovic avait réalisé une telle performance à Moscou. À Cori Gauff, désormais, de confirmer et de montrer que précocité ne rime pas avec carrière courte. Elle pourrait rapidement suivre les pas de sa compatriote Serena Williams et peut-être apporter, dans les années à venir, de la stabilité aux sommets de la hiérarchie de la WTA.

Crédit photos : @WTA

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