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Qui est Alexander Bublik, ce joyeux gaillard aux nombreux tatouages ?

Connaissez-vous le joueur kazakh Alexander Bublik (n°57) ? Souvent comparé à Nick Kyrgios (n°28) pour ces facéties, ce jeune home de 22 ans n’en reste pas moins un joueur discret, en pleine progression en 2019. En effet, il vient de jouer sa deuxième finale sur le circuit ATP, ce dimanche à Chengdu, et il se rapproche tout doucement du Top 50 au classement ATP… L’occasion pour nous de lui tirer son portrait !

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Il y a un an jour pour jour, Alexander Bublik était classé 217ème joueur mondial. Un mois plus tard, il redescendait au 253ème rang et depuis… il ne cesse de monter ! En avril dernier, il pénétrait dans le Top 100, qu’il n’a jamais quitté depuis. Du côté des titres, il en a enchaîné quatre sur le circuit Challenger en seulement six mois. En effet, il s’est imposé au Challenger de Bratislava en novembre 2018, puis à Budapest, Pau et Monterrey entre février et avril 2019. Une fois entré dans le Top 100, le jeune Bublik (22 ans seulement) ne comptait pas s’arrêter là. Depuis, il s’est attaqué au circuit ATP, avec des premiers succès dès le mois de juillet, quand il avait atteint la finale du tournoi ATP 250 de Newport, sur gazon. Plus discret depuis, il s’est rappelé à notre bon souvenir la semaine dernière, quand il a disputé la finale du tournoi ATP 250 de Chengdu. Qu’il aurait pu remporter, si ce n’était sans compter sur la hargne de l’Espagnol Pablo Carreño Busta (n°39), qui l’a battu en trois sets 6-7 (5), 6-4, 7-6 (3). Résultat des courses, le Kazakh pointe désormais au 57ème rang mondial, ce qui représente une belle progression pour celui qui devrait, s’il continue sur cette lancée, bientôt faire partie du Top 50 mondial.

Mais qui est Alexander Bublik, ce joueur de 22 ans dont vous n’avez peut-être encore jamais entendu parler ? Entraîné par son père Stanislav, il aurait débuté le tennis à l’âge de deux ans. Son jeu s’exprime le mieux sur gazon et sur dur (sa surface favorite), grâce à un énorme service. Il peut d’ailleurs, à l’instar d’un Kyrgios à qui il est souvent comparé, choisir de servir un ace sur seconde balle ou un petit service à la cuillère si bon lui chante… Russe d’origine, naturalisé Kazakh en 2016, il s’entraîne entre Saint-Pétersbourg et Monte-Carlo. Par ailleurs, il est l’un des hommes les plus divertissants du circuit. « Je m’amuse d’abord. C’est la chose la plus importante pour moi », a-t-il ainsi déclaré à l’ATP. Imprévisible,  ce drôle de spécimen couvert de tatouages peut soudainement opter pour un tweener sorti de nulle part ou vous lâcher un ace à 220 km/h sur second service pendant un jeu décisif du troisième set. N’oublions cependant pas qu’il est doté d’une très bonne main et qu’il a un toucher de qualité. par ailleurs, il respire la joie de vivre sur le terrain, il joue sourire aux lèvres et semble vraiment heureux d’être là où il est. Voilà une différence notable avec son « jumeau » des courts, Nick Kyrgios. Peu à l’aise chez les Juniors, Bublik a cependant bien progressé depuis. Comment a-t-il fait ? Il a visiblement cessé de compter les points pendant ses matches…

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En effet, lors de son beau parcours à Newport en juillet dernier, le Kazakh avait évoqué ce sujet pour le site officiel de l’ATP. « C’était mon problème quand j’étais enfant. Je comptais les points. Même si je n’avais pas gagné le match, avant le match, j’avais commencé à compter les points, combien j’aurais gagné. C’était mon problème. J’ai supprimé toutes les applications, les scores en direct, les classements. » En septembre 2017, il avait déjà passé quatre mois dans le Top 100 mais une blessure à la cheville lors des qualifications du Masters 1000 d’Indian Wells en 2018 l’avait stoppée dans son élan. Revenu dans le Top 100 depuis, Bublik est prêt à tout mettre en oeuvre pour y rester. « Cette année, j’y suis entré (dans le Top 100) en avril et j’y suis resté », a-t-il ajouté. « J’espère rester ici un moment. Peut-être pour toute ma carrière, espérons-le. » Sa première grande victoire sur le circuit ? C’était en 2016, quand il n’avait encore que 19 ans. Il s’était qualifiée pour le tournoi de Moscou, où il avait ensuite atteint les quarts de finale. « Quand j’étais enfant, j’ai souvent eu des ennuis mentaux parce que je pensais : ‘Je dois gagner ce match. Je veux gagner ce tournoi’« , a déclaré le Kazakh. « L’année dernière, quand je me suis cassé la cheville, c’est quand j’ai réalisé que je devais travailler dur pour réussir, pour en faire de plus en plus. C’est pourquoi je travaille dur tous les jours pour réussir. » Enfin, sa progression est également due au fait de se mettre moins de pression qu’avant. Alexander Bublik sait qu’il n’apportera pas toujours son meilleur tennis sur le court tous les jours. Il vient pour faire de son mieux et espère que les résultats suivront. « À la fin de la journée, il s’agit de frapper la balle jaune, de gagner de l’argent, de gagner des matches », a-t-il conclu.

Crédit photos : @ChengduOpen

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