Reportages

La chronique de Lou Adler #7 : Fin d’un bloc de tournois, de retour à la maison !

Chers Lecteurs, voici rien que pour vous la sixième chronique de la joueuse française Lou Adler (n°589). Depuis le début de la saison, Lou écrit régulièrement sur notre blog pour vous livrer le quotidien d’une joueuse professionnelle, loin du strass et des paillettes du Top 100. N’hésitez pas à réagir à cette chronique ou à envoyer tous vos encouragements à Lou, qui prend beaucoup de plaisir à partager sa vie de joueuse de tennis avec vous !

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Depuis ma dernière chronique, j’ai passé les deux premières semaines en Israël. Le premier tournoi était un 25 000 $, à Akko. Après un mois d’entraînement, j’étais très excitée de retourner affronter des adversaires. Pour autant, ma reprise a été plutôt malchanceuse. Je démarre le tournoi par le double aux côtés de Lucie Wargnier, avec qui je m’étais déjà alignée cette année au tournoi de Calvi. Au moment de débuter le match, pour accéder au terrain, je traverse un espace d’herbe. Il y a un trou en plein milieu que je n’avais pas vu, je tombe et me tords la cheville. Je panique, j’ai mal, je ne me relève pas tout de suite, demande à Lucie d’appeler le kiné. Il me fait un bandage ultra serré, et me dis de tester voir si je peux jouer. J’ai l’impression de rentrer sur le terrain avec un plâtre au pied ! On dispute le match. Je serre les dents, je n’ai « qu’une » moitié de terrain à défendre. Le fait d’avoir mal me permet peut-être de jouer plus libérée. On bat les têtes de série n°1 (150 et 230ème de la spécialité). Le match fini, je me précipite voir le kiné. Mon pied n’a pas trop enflé, il semblerait que la cheville soit intacte ; ce sont les tendons autour qui ont compensé, ce n’est donc pas trop grave. Je prends toutes les recommandations pour limiter la casse, vais faire un tour en mer le soir même pour soulager mon pied. Je décide de rentrer sur le terrain le lendemain pour mon match de simple. Je sais que je ne suis pas à 100% mais je suis sur place, je suis dasn le tableau principal, cela fait un mois que je prépare cette tournée, je suis à 5 000 km de chez moi, je ne peux pas me résoudre à ne pas rentrer sur le court ! Malheureusement, et c’était prévisible, difficile de défendre ses chances en ne posant pas d’appuis. Le tournoi de simple s’arrête donc d’entrée. Les petits pépins de ce genre font partie de ma vie de joueuses, et ne sont pas toujours évident à gérer. Je continue de soigner mon pied, tandis que le tournoi de double se poursuit. Nous gagnons le tour d’après, et nous nous inclinons en demi-finales contre les futures gagnantes.

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J’avais prévu de rester sur place pour enchaîner avec un 15 000 $, cette fois-ci en banlieue de Tel Aviv. Je considère que je serai cette fois-ci prête dans les temps pour mon premier match de simple. C’était le cas. Je gagne mes deux premiers matches, puis je m’incline en quarts de finale contre… une jeune joueuse prometteuse, qui débute, et qui derrière gagne le tournoi en ne perdant plus que trois jeux ! Je rentre à la maison pour une journée… Le temps de laver mon linge et de refaire ma valise pour enchaîner avec mon dernier tournoi de la tournée, au 15 000 $ de Madrid. Il fait particulièrement chaud à Madrid… Au point que la règle « canicule » s’applique : au troisième set, si une des deux joueuses le souhaite, elle peut demander une interruption de dix minutes avant de reprendre le match, ce qui lui laisse le temps par exemple de prendre une douche bien froide pour faire baisser la température corporelle. Je bats une Finlandaise au terme d’un long et bon combat au premier tour ; avant de m’incliner contre une joueuse locale, bien mieux habituée que moi aux quicks ultra rapides et glissants du club de Madrid.

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Comme c’était le cas cette fois-ci, je fais généralement des blocs de trois tournois avant de retourner m’entraîner. Pour prendre des points, monter au classement, nous sommes obligées de beaucoup jouer. Et c’est souvent plus rentable de partir pour trois semaines. Pour autant, depuis bientôt deux ans maintenant que je joue sur le circuit, je voyage systématiquement seule ; et la troisième semaine est souvent plus compliquée à gérer ! Alizé Lim l’explique bien pour le compte Behind The Racquet : le tennis est un sport extrêmement exigent, et voyager, s’entraîner et matcher seule est très difficile. Au début l’expérience m’a été profitable, j’avais beaucoup à apprendre par moi-même. Depuis quelques mois j’ai plus de difficultés ; je me sens bien encadrée quand je m’entraîne à la maison mais lorsque je me retrouve en tournoi, la réalité de la compétition est tout autre, et ce n’est pas toujours évident de la gérer seule. L’importance d’avoir un coach avec soi pour progresser plus vite n’est plus à prouver. Que ce soit par sa présence pendant la compétition – avant, en préparation de match, pendant, avec son soutien, et après, pour un débrief constructif – ou pour tous les autres moments entre deux matches, deux tournois, où il faut absolument continuer le travail qui doit être quotidien. Bref, être accompagnée permet de gagner du temps ! C’est pourquoi cela fait quelques mois que j’imagine un autre mode de fonctionnement pour la suite. J’ai hâte de partager avec vous ces nouvelles, lors de mon prochain article.

Lou Alder

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4 réflexions au sujet de “La chronique de Lou Adler #7 : Fin d’un bloc de tournois, de retour à la maison !”

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