Analyses

La persévérance d’Adrian Mannarino a enfin fini par payer…

Ce dimanche, le Français Adrian Mannarino (n°34) a remporté son tout premier titre sur le circuit ATP, à 30 ans, au tournoi ATP 250 de ‘s-Hertogenbosch. Le spectre de Julien Benneteau, qui n’est jamais parvenu à connaître la joie d’un titre, commençait à planer sur le Tricolore…


Être différent est presque aussi compliqué que réussir. Adrian Mannarino (n°34) a la vertu d’être un joueur spécial, l’un de ces joueurs de tennis capable de susciter la sympathie des fans les plus romantiques et des amateurs de subtilité et de talent. Il n’a pas un physique très imposant, manque de vitesse dans ses coups et n’a pas obtenu d’excellents résultats. Cependant, son nom fait partie du folklore du circuit ATP et propose chaque année des points colorés et des escarmouches victorieuses grâce à un tennis particulier. Une très bonne main, des coups à plat et une capacité innée à changer de rythme avec subtilité sont les ingrédients qui font une recette dont le succès est déjà réel. Un titre dans un tournoi ATP, remporté ce dimanche au tournoi ATP 250 de ‘s-Hertogenbosch, est donc un point d’orgue pour le joueur français.

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L’ombre de Julien Benneteau (qui avait perdu les dix finales qu’il a disputées) planait sur un joueur qui, à 30 ans, avait déjà perdu six finales sur le circuit ATP. Capable de bien jouer sur toutes les surfaces, son niveau monte sur gazon, où il peut serrer sa bonne main avec divers effets, des montées au filet et un jeu qui peut épouvanter tout le monde. Bogota et Auckland en 2015, Tokyo et Antalya en 2017, Moscou et encore une fois Antalya en 2018 avaient constaté comment le gaucher français pouvait être performant. « Enfin, les gens vont arrêter de me comparer à Julien », a déclaré Adrian Mannarino à l’issue de sa participation au tournoi ATP 250 de ‘s-Hertogenbosch, un tournoi entièrement consolidé dans le calendrier ATP, en tant que préparation idéale pour Wimbledon depuis 1990. « Les gens vont arrêter de parler [de mon record de finales perdues] », a ajouté le Tricolore dans des propos relayés par le site officiel de l’ATP. « En France, nous avons un autre joueur, Julien Benneteau, qui a perdu dix finales et qui n’a jamais remporté de titre. Chaque fois que je perdais une finale, on me comparait à Benneteau… C’est un grand exploit pour moi. Je ne prétends pas faire partie du Top 10 ou quoi que ce soit. Gagner un titre au niveau de l’ATP est déjà quelque chose d’incroyable pour moi et je ne saurais être plus reconnaissant envers toutes les personnes qui m’ont aidées à obtenir ce titre. »

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Sur son parcours en Hollande, le Français a tout de même battu d’excellents joueurs, en perdant à chaque fois le premier set : Fernando Verdasco (1-6, 6-3, 6-4) au deuxième tour, David Goffin (4-6, 7-5, 6-3) en quarts de finale et surtout Borna Coric (4-6, 6-3, 7-6 (4)) en demi-finales. « Lors de mes matches face à Verdasco et Goffin, je profitais de l’instant car je me sentais bien sur le court », a-t-il déclaré. « J’étais loin au score mais je passais vraiment du bon temps sur le court et c’est probablement pourquoi je n’étais pas nerveux quand j’ai dû conclure ces matches. » En finale, cela a presque été plus facile face à Jordan Thompson, qu’il a dominé en deux sets 7-6 (7), 6-3 après tout de même deux heures de jeu. Il faut dire que le joueur australien disputait sa toute première finale ATP.

 

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La capacité de Mannarino à obtenir ses meilleures performances sur gazon est évidente si on s’attarde un petit peu sur ses résultats historiques au Grand Chelem. Il a atteint trois fois les huitièmes de finale en Grand Chelem à Wimbledon (2013, 2017 et 2018), alors qu’il n’a jamais dépassé le troisième tour dans les autres tournois Majeurs. « C’est un endroit où je n’ai jamais vraiment bien joué auparavant. J’ai participé à ce tournoi plusieurs fois … et je ne m’attendais à rien de cette semaine », a confié le Tricolore. « Je n’avais pas très bien joué sur terre battue, j’étais blessé aussi. Je suis venu ici et j’ai pensé : ‘Bon, essayons de nous préparer pour le prochain tournoi, au moins’ et tout s’est très bien passé. » Son meilleur classement, 22ème joueur mondial, atteint en mars de l’année dernière, est un autre exemple évident de la façon d’atteindre la trentaine et de jouer avec maturité et atteindre un statut plus élevé. Adrian Mannarino sera un joueur à prendre en compte à Wimbledon cette année, où nous espérons qu’il pourra faire encore mieux qu’en 2017 et 2018.

Crédit photos : @LibemaOpen, @ATP_Tour, @rolandgarros

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