Analyses

BNP Paribas Primrose – Pourquoi Lucas Pouille et Jo-Wilfried Tsonga jouent-ils ce Challenger ?

Les deux joueurs Tricolores, qui ont soulevé la Coupe Davis en 2017, sont les deux stars de cette douzième édition du BNP Paribas Primrose, le Challenger très côté de Bordeaux. Mais pourquoi se sont-ils engagés, au dernier moment pour l’un et avec une incertitude jusqu’au bout pour l’autre ? La recherche de confiance semble être la clé de leur venue dans les terres bordelaises…


Lucas Pouille, un joueur qui recherche une confiance perdue…

Le 23 janvier dernier Lucas Pouille (n°32) levait les bras et brandissait le poing après sa victoire face au Canadien Milos Raonic (n°16) en quarts de finale de l’Australian Open. Il était alors impensable de revoir le Nordiste jouer sur le circuit Challenger en 2019, tant il semblait avoir retrouvé une confiance envolée en 2018. « J’ai sondé tous les joueurs français sauf Gaël Monfils et Lucas Pouille. Il y a deux mois, jamais je n’aurais cru que Lucas disputerait le tournoi », expliquait d’ailleurs Jean-Baptiste Perlant, le directeur du Challenger de Bordeaux. Mais depuis son beau tournoi en Australie, plus rien ne va pour Lucas Pouille. Il n’a plus remporté une seule victoire sur le circuit principal ! Baghdatis, Hurkacz, Ramos Viñolas, Wawrinka et Ferrer ont eu raison d’un joueur en plein doute. « Lucas n’est pas abattu, il est énervé, il a envie de s’en sortir, mais pour le moment ça ne passe pas », déclarait Loïc Courteau, son co-entraîneur, dans les colonnes de notre confrère L’Équipe la semaine dernière. Les organisateurs du tournoi de Bordeaux ont donc sauté sur l’occasion pour attirer le Français après sa défaite au Masters 1000 de Monte-Carlo. La décision de jouer à Bordeaux était d’ailleurs prise avant même le tournoi ATP 500 de Barcelone, où il s’est lourdement incliné (6-3, 6-1) face au presque-retraité David Ferrer (n°144). « Il avait également reçu des offres de wild card des ATP 250 d’Estoril et de Munich. Mais il a nous choisis. », a ajouté Perlant. L’objectif pour Lucas Pouille est donc de retrouver de la confiance, « dans un environnement favorable. » Tête de série n°1, une défaite prématurée le plongerait dans une inquiétude encore plus grande, à seulement un mois de Roland-Garros. C’est peut-être pour cela qu’il a eu du mal à entrer dans son match au premier tour face à l’Argentin Pedro Cachin (n°231), qu’il n’a battu qu’au jeu décisif du troisième set (4-6, 6-4, 7-6 (1)).

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Jo-Wilfried Tsonga, un joueur en quête de points

Cela faisait douze ans que Jo-Wilfried Tsonga (n°101) n’avait plus disputé un match en Challenger. C’était en 2007, en Angleterre. « Une chance inouïe et inespérée » pour Jean-Baptiste Perlant. « Avant de démarrer sa saison sur terre, il m’avait prévenu que s’il jouait bien à Marrakech et à Monte-Carlo, il ne viendrait pas. » Son abandon lors du Masters 1000 de Monte-Carlo a fait craindre un éventuel forfait à Bordeaux, finalement écarté quelques jours plus tard. « La confirmation de sa venue ? Un des plus beaux messages que j’ai reçus », a avoué Perlant. Le Manceau, tête de série n°3, a tranquillement passé le deuxième tour ce mardi en dominant le Serbe Viktor Troicki (n°240) en deux sets 6-1, 7-6 (1). Il sera opposé à l’Italien Roberto Marcora (n°191) en huitièmes de finale. Le retour de Tsonga en Challenger n’est pas étonnant. Après une année 2018 quasi-blanche – seulement douze matches -, il s’est relancé cette saison avec une demi-finale au tournoi ATP 250 de Brisbane, un titre au tournoi ATP 250 de Montpellier et un quart au tournoi ATP 250 de Marrakech. Une belle semaine bordelaise pourrait lui permettre de s’installer plus confortablement dans le Top 100 (une victoire en Gironde rapportant autant de points qu’une demi-finale dans un ATP 250). « Jo-Wilfried est encore en phase de reprise, il a besoin d’enchaîner les matches », déclarait Perlant. Bordeaux est la première étape d’un enchaînement Madrid-Rome-Lyon-Roland-Garros pour le Manceau.

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Finalement, une finale entre Tsonga et Pouille détonnerait pour une épreuve de cette catégorie : il y a un an et demi, c’était l’affiche de la finale du tournoi ATP 500 de Vienne !

Crédit photos : @SudOuest_Sport

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