Reportages

Andreescu, Shapovalov, Auger-Aliassime : le Canada, pays producteur de talents

Avec deux demi-finalistes lors du Masters 1000 de Miami chez les hommes et une championne au Premier Mandatory d’Indian Wells chez les dames, les Canadiens soulagent enfin Milos Raonic et Eugenie Bouchard et ce pays se consolide en tant que nation qui produit des talents purs.

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Le meilleur classement ATP d’un joueur Canadien remontait à 1989, quand Andrew Sznajder avait atteint la 46ème place mondiale. Depuis, jamais le Canada n’avait atteint un tel niveau et jamais ce pays n’avait produit autant de top players qu’aujourd’hui, surtout avec une telle productivité dans la création et la consolidation de purs talents. Depuis 2010, le Canada a non seulement éveillé son intérêt pour le tennis, mais en un temps record, il a produit six talents, au-delà des espérances, ce qui explique bien la mine d’or du tennis aujourd’hui. La fièvre des talents canadiens marque un nouveau tournant. Si Eugenie Bouchard (n°76) et Milos Raonic (n°15) ont été demi-finalistes à Wimbledon en 2014, c’est au printemps 2019, avec le triomphe de Bianca Andreescu (n°23) à Indian Wells et la présence de Denis Shapovalov (n°20) et Félix Auger-Aliassime (n°33) en demi-finales à Miami, que le Canada laisse à nouveau sa marque.

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« Nous ne pourrons jamais nous en sortir, nous sommes des facilitateurs », a déclaré Michael Downey, président de Tennis Canada (la fédération canadienne), dans The Star. « Au final, il y a beaucoup de parents, beaucoup d’entraîneurs extérieurs et les joueurs qui vont vraiment sur le terrain qui gagnent vraiment ces matches. Tennis Canada a pour rôle de jouer le rôle de facilitateur pour tenter d’aider ce jeune talent à surmonter ses propres attentes. » Un mot, le facilitateur, est en même temps un rôle qui équilibre et accueille avec satisfaction la décision du talent du joueur ou de la joueuse afin de ne pas gêner la croissance ou monopoliser les progressions possibles. La création du centre national de haute performance de Tennis Canada à Montréal en 2007 et l’ajout de centres régionaux d’entraînement ont également incité de nombreux parents à choisir le tennis plutôt que le hockey ou le football, les sports les plus en vu dans le pays. « Je pense que les entraîneurs et les physiothérapeutes, les psychologues, sont tous très bien entraînés », a déclaré Bianca Andreescu à propos de la capacité et de la formation de la fédération canadienne. « Et je pense que la clé est que nous restions pour travailler au Canada, nous sommes comme une grande famille heureuse. »

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La popularité du tennis dans le monde a également contribué à faire du sport de raquette une option attrayante pour les Canadiens de première génération, en tirant parti du talent et des installations disponibles pour travailler depuis le Canada. « Cela a également été un facteur », a déclaré Hatem McDadi, vice-président du développement du tennis chez Tennis Canada. « Beaucoup de néo-canadiens ont une culture du tennis européenne, asiatique et sud-américaine. » Andreescu a passé une partie de son enfance en Roumanie avant de s’installer à Mississauga. Shapovalov est né à Tel Aviv et a grandi à Richmond Hill. Le père d’Auger-Aliassime, qui vient de Montréal, est originaire du Togo, tandis que Raonic, qui a grandi à Thornhill, est né à Podgorica, au Monténégro. « La chose la plus précieuse à propos du succès récent est l’inspiration qu’il crée », a déclaré Downey. « Parce que, fondamentalement, Tennis Canada investit dans la haute performance afin que de nombreux jeunes enfants puissent dépasser leurs attentes, exceller sur la scène internationale et inspirer le Canada de sorte que plus d’enfants et plus d’adultes acquièrent une raquette. Et c’est ce qui se passe, car notre sport continue de connaître une croissance à deux chiffres. » De son côté, McDadi a déclaré : « C’est une période très excitante pour faire partie du tennis canadien. Parmi les nombreuses personnes à qui je parle et que nous voyons, c’est l’âge d’or du tennis canadien. Jamais, en tant que nation canadienne de tennis, nous n’avons eu autant de succès dans les meilleures performances. » Ainsi, après le succès de Bianca Adreescu à Indian Wells, tous les Canadiens, de tous les âges, ont vu deux des leurs se battre pour gagner une place en finale d’un tournoi très important, à Miami. Ils ont joué contre Roger Federer (Shapovalov) et John Isner (Auger-Aliassime), deux membres du Top 10. Et ce n’est peut-être qu’un début…

Crédit photos: @JJLovesTennis, @ATP_Tour

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4 réflexions au sujet de “Andreescu, Shapovalov, Auger-Aliassime : le Canada, pays producteur de talents”

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