Interviews

Rencontre avec… Hugo Grenier

Classé 372ème à l’ATP, Hugo Grenier est un jeune joueur français de 22 ans (il aura 23 ans le 23 mars prochain). Il est un des joueurs discrets de la famille tennis tricolore, ce qui ne l’empêche pas de réaliser des progrès dans cette sphère très compétitive. Après avoir remporté son premier titre en Futures en 2017, il a récidivé dimanche dernier en s’imposant au M15 de Toulouse. Toujours en lice cette semaine à Poitiers, il a quand même pris le temps de répondre à nos questions. Sans trop s’étendre sur le sujet, il est revenu sur ce deuxième titre ITF, et il a répondu sans détours à nos questions. Réforme de l’ITF, ses entraîneurs, sa vie sur le circuit, partez avec nous à la découverte du natif de Montbrison, dans l’est de la France.

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Bonjour Hugo, vous avez remporté le tournoi ITF de Toulouse (M15) ce dimanche, qu’avez-vous ressenti au moment de la victoire ? Connaissiez-vous votre adversaire, le Suisse Raphaël Baltensperger (n°676) ?

D1UuIk2X0AAWqo6J’étais content de gagner ce titre, mais le chemin est encore long pour atteindre les objectifs fixés. Oui, j’avais déjà joué contre ce joueur et il m’avait battu. C’était il y a quatre ans (abandon d’Hugo au premier tour du Futures de Trimbach, en Suisse, en mars 2015, ndlr).

Avant la finale, vous n’avez battu que des joueurs français ? N’était-ce pas un peu particulier de ne jouer que des compatriotes dans un tournoi en France ?

Effectivement, j’ai battu quatre joueurs français (Clément Tabur, Pierre Delage, Arthur Reymond et Ronan Joncour, ndlr), forcément en jouant en France on a plus de chance de jouer contre des Français.

Cette semaine, vous disputez le tournoi de Poitiers, qui est également un 15 000 $. Vous allez d’ailleurs encore débuter contre un français… Pensez-vous avoir acquis la confiance nécessaire pour enchaîner un bon résultat lors de ce tournoi ?

Oui, j’ai acquis de la confiance. C’est bien mais ce n’est pas ce qui va me faire obtenir un bon résultat à Poitiers (Hugo est qualifié pour les quarts de finale, ndlr).

On le sait, le circuit ITF est en pleine mutation. Quel regard portez-vous sur les changements qui se sont opérés cette année ? Êtes-vous plutôt pour ou contre ?

53538912_2307330819547690_2815260666351321088_nJe suis plutôt contre. Je pense, comme la plupart des joueurs. Dans mon cas, je ne peux plus jouer de Challenger, je suis obligé de jouer uniquement des Futures. Donc c’est un peu dommage, parce que je ne peux pas défendre mes points ATP vu qu’il n’y a plus de point ATP sur les tournois Futures.

De par ces changements, il existe aujourd’hui deux classements (ATP et ITF). Par exemple, vous êtes classée n°372 à l’ATP, et n°322 à l’ITF. Est-ce que cela vous apporte quelque chose dans le choix des tournois que vous disputez ?

Cela ne m’apporte rien du tout, je suis obligé de jouer des Futures…

Avec qui vous entraînez-vous ? Avez-vous un entraîneur qui vous suit au quotidien sur les tournois, ou vous entraînez-vous avec d’autres joueurs (français ou étranger) sur les tournois que vous jouez ?

Je m’entraîne à Cannes dans la structure d’entraînement « Elite Tennis Center » avec Jean-René Lisnard. Je voyage la plupart du temps seul. Mes partenaires d’entraînements sont Alen Avidzba, Daniil Medvedev (n°15 mondial, ndlr) et Antoine Escoffier.

Il y a quelques jours, une affaire a fait grand bruit dans le tennis français : les matches truqués. Avez-vous déjà été approché, et si tel est le cas, comment avez-vous réagi ? Que pensez-vous du fait que certains joueurs puissent craquer et se laisser prendre dans les filets des parieurs ?

Je dois avouer que j’ai déjà été approché, oui. Je n’ai eu aucune réaction particulière.

Le rêve de tout joueur de tennis est de disputer un tournoi du Grand Chelem. Quel est celui que vous rêver de jouer, et pourquoi (est-ce un choix lié plus à la surface ou à l’environnement) ?

Le tournoi du Grand Chelem qui me fait le plus rêver c’est l’Australian Open. J’ai déjà joué les qualifications de Roland-Garros et c’est vraiment quelques chose de fantastique de jouer un Grand Chelem.

Finissons sur une note un peu plus personnelle. Rencontrez-vous parfois des difficultés dans votre métier de joueur professionnel (financières, humaines ou autres) ?

Oui, on rencontre quelques difficultés, mais comme tout le monde je pense. Qui n’en rencontre pas ? Je fais quelque chose que j’aime beaucoup, personne ne me force à jouer au tennis, donc je ne me plains pas.

44563134_10215611098662242_6767786586298908672_nComment gérez-vous votre vie au quotidien ? N’est-il pas trop lourd de voyager tout le temps et d’être loin de chez soi une grande partie de l’année ? Est-il facile de se faire des amis, de créer des liens avec les gens qui vous entourent sur le circuit ?

J’aime beaucoup voyager donc cela me plait. Après, quelques fois, mes proches me manquent. Je suis allé à l’école jusqu’à 18 ans, donc j’ai beaucoup d’amis en dehors du tennis et ça c’est vraiment cool de pouvoir couper un peu de temps en temps, quand on rentre de voyage.

Pour finir, quelles sont vos craintes en tant que joueur ?

Je n’ai pas forcément de craintes.

Merci Hugo d’avoir accepté de répondre à nos questions, nous vous souhaitons le meilleur pour la saison 2019 !

Propos recueillis par Yannick Giammona pour « Jeu, Set Et Match »

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