Analyses

Le centième titre de Roger Federer à Dubaï : analyse d’une victoire tant attendue

Ça y est, il l’a fait ! Dix-huit ans après avoir conquis son premier titre, en 2001 à Milan, Roger Federer (n°4) a remporté son huitième trophée à Dubaï ce samedi, synonyme de centième titre sur le circuit ATP.

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Pourtant, sa semaine ne fut pas de tout repos. Roger Federer (n°4) revenait après une longue coupure suite à sa défaite en huitièmes de finale de l’Australian Open contre un jeune adversaire prometteur, le Grec Stefanos Tsitsipas (n°10), sans trop savoir à quoi s’attendre. Lors de ses premiers tours, son jeu n’était pas encore en place, il se cherchait et devait s’habituer aux nouvelles conditions venteuses et fraîches en soirée. Le Suisse devait jouer pour gagner, quelles que soient les conditions, et être prêt mentalement pour se battre contre tous les éléments et ses adversaires. Mais l’Helvète n’était pas inquiet, il savait que son jeu s’améliorerait. Il était prêt mais juste en manque de matches. Il savait que son niveau serait plus haut au fur et à mesure du tournoi, en pratiquant son tennis agressif. Il s’est battu avec ses armes en jouant surtout bien les points importants pour l’emporter et se qualifier jusqu’en demi-finales.

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À partir de ce moment-là, lors du match contre le jeune joueur croate Borna Coric (n°12), il a su retrouver tous ses coups en ne commettant que très peu de fautes directes, en réussissant plus de points gagnants et en s’appuyant sur ses coups forts que sont son service et son coup droit. Même son revers, moins performant lors des tours précédents, était meilleur et plus solide à l’échange. Il pouvait davantage se relâcher et utiliser encore plus l’amortie pour faire déjouer son adversaire croate qui lui, avait moins d’énergie par rapport à ses trois matches précédents remportés au tie break du troisième set. Federer était lancé et frais pour la finale, et il avait envie d’une revanche contre ce même adversaire grec contre qui il avait perdu lors de l’Australian Open. Contrairement à Stefanos Tsitsipas qui était plus fatigué de ses succès précédents, Roger Federer a continué à jouer son tennis agressif en s’appuyant sur ses armes fortes : service et coup droit, et même des volées magiques. Il était très présent sur tous les points. Et cette fois, contrairement à l’Australian Open, il a beaucoup mieux géré les points importants, qu’il a su convertir. Il a ainsi gardé son avance jusqu’à la fin de cette finale. Il était ultra concentré, très mobile et il s’encourageait pour l’emporter en deux sets. Il avait du mal à réaliser qu’il avait accompli ce moment historique de rentrer encore plus dans la légende des centenaires, avec Jimmy Connors (109 titres). Il repensait à sa première finale remportée, quand il était loin d’imaginer la suite. Avec un tel amour du jeu et toujours la même envie de s’entraîner, sa route est loin d’être finie. Il se tourne déjà vers de nouveaux objectifs, comme la tournée américaine et ce premier Masters 1000 de la saison à Indian Wells, qui débutera ce jeudi en Californie.

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Article rédigé par Emmanuelle Houillon
Crédit photos : @ATP_Tour

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