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Rencontre avec… Mick Lescure

Mick Lescure, ce nom vous dit quelque chose ? Si vous suivez le tennis français de près, vous devez déjà avoir entendu parler de ce jeune joueur de 25 ans qui compte quatre titres en Futures. Ce droitier, qui joue souvent en double avec son meilleur pote Tom Jomby, a gentiment accepté de répondre à nos questions suite à sa victoire au tournoi ITF de Pozoblanco (Espagne, 15 000 $) acquise ce dimanche. Avec nous, Mick a accepté de revenir sur ses jeunes années, sur sa progression sur le circuit ITF ainsi que sur les quelques mois qui ont séparé son premier titre de la saison avec le dernier qu’il avait remporté en novembre 2017 au Mexique. S’il affirme essayer de ne pas trop s’attacher au classement, le francilien nous a tout de même avoué avoir un petit objectif pour la fin de saison, qu’il devrait atteindre s’il continue à travailler et à progresser comme il l’a fait ces dernières semaines. Rencontre avec un joueur qui, au même titre que d’autres, est trop méconnu du grand public et mérite plus de reconnaissance.

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Bonjour Mick, pouvez-vous pour commencer nous dire d’où vous venez, et quel a été votre parcours chez les jeunes ?

Bonjour, je viens de la région parisienne, en Seine-et-Marne, là où tout a commencé pour moi. Je suis ensuite allé m’entraîner à Paris, au Lagardère Paris Racing pendant quelques années, avant d’intégrer une structure fédérale (pendant cinq années) où je jouais le circuit ITF juniors (45ème Junior).

Avec qui vous entraînez-vous au quotidien ? Avez-vous un coach qui vous suit sur les tournois ?

Je m’entraîne actuellement avec Sébastien Louis, dans mon club au TC Villemomble (93). Il ne me suit pas en tournoi, ça commence à se mettre en place pour la saison prochaine je l’espère.

On parle souvent de la difficulté d’évoluer sur le circuit quand on est classé au-delà du Top 100, comment faites-vous pour vous en sortir financièrement ? N’est-ce pas trop difficile et n’avez-vous pas envie d’abandonner parfois ?

C’est vrai que c’est dur… Au-delà des 100, c’est la guerre et financièrement il faut avoir une base solide. Ce n’est pas vraiment mon cas, je suis peu aidé, un peu par mes parents, mon club et le comité. Abandonner complètement ? Non, pas pour le moment. Mais il y a des moments de doute, oui ! Comme beaucoup de joueurs de tennis je pense.

Vous venez de remporter votre quatrième titre en Futures en Espagne à Pozoblanco ce dimanche, votre premier titre de l’année d’ailleurs. Pouvez-vous nous dire comment s’est passée cette semaine et quel a été votre première émotion lors de la victoire finale ?

39229189_240462706664520_4431111458566176768_nUne délivrance… Ce premier titre cette saison, je l’attendais ! Je me sentais de mieux en mieux au fil des jours. C’était une belle semaine, je suis content ! Il y a eu beaucoup d’attente (avec des matchs qui ne commençaient qu’en soirée en Andalousie, avec la chaleur). J’ai été vainqueur en simple et en double, j’ai fait le doublé ! Je ne pouvais pas mieux finir la semaine.

Votre dernier titre en simple remontait au mois de novembre 2017 (à Monterrey, au Mexique), nous imaginons que l’attente a été longue ? Que s’est-il passé pour vous entre ces deux titres ?

Je n’ai pas assez joué je pense. Du moins, je n’ai pas assez enchaîné, pour diverses raisons ! J’ai aussi joué les matchs par équipe cet été avec mon club, où l’objectif était la montée (c’était un de mes principaux objectifs).

Votre meilleure surface semble être le dur, celle où votre jeu s’exprime le mieux. Pouvez-vous nous dire pourquoi ? Avez-vous essentiellement été formé sur cette surface ?

39227184_918871301655098_161502358151364608_nEn effet, là où j’ai eu mes meilleurs résultats, c’était sur dur. Je pense que mon jeu « offensif » s’adapte très bien çà cette surface. Formé ? Oui, on peut dire ça comme ça mais j’ai toujours aimé jouer sur dur, c’est plus une préférence. Et je trouve qu’en France, on ne joue pas assez sur terre battue dès le plus jeune âge, c’est dommage. Sachant qu’on a un Grand Chelem en France sur terre battue…

Vous n’êtes pas loin de faire votre retour dans le Top 500 (ce qui devrait arriver avec les points acquis grâce à votre titre), vous qui avez été 496ème à votre meilleur en décembre 2017. Est-ce que vous attachez une grande importance au classement ?

J’essaye de ne pas y penser… Mais forcément, on est obligé de s’y attacher un peu à ce classement quand on joue au tennis. Je pense que j’ai le niveau pour atteindre un meilleur classement que ça ! C’est vrai que ces derniers temps, mon classement stagnait mais j’espère que ça va changer. Tant que je vais dans le bon sens et pas dans le mauvais.

Vous jouez aussi souvent en double, d’ailleurs comme vous l’avez si bien souligné, vous avez fait le doublé la semaine passée en Espagne. Vos partenaires, est-ce que ce sont aussi des amis sur le circuit, avec qui vous partagez votre quotidien ?

30712568_10214175177626875_2122458935150510080_nJ’ai envie d’aller le plus loin possible en double aussi (mon classement est meilleur en double qu’en simple d’ailleurs) ! Mon partenaire de toujours est Tom Jomby (qui est mon meilleur ami sur le circuit et en dehors). Mais parfois, notre programmation fait qu’on ne peut pas se retrouver sur les mêmes tournois à chaque fois, donc j’essaye de jouer avec des joueurs avec qui je m’entends bien et avec qui j’ai une bonne affinité.

Comme toutes les joueurs de tennis, vous devez rêver de participer un jour à un tournoi du Grand Chelem ? Quel serait, parmi les quatre, celui auquel vous rêveriez de participer ? Pourquoi ?

Évidemment, je joue au tennis pour ça ! Ça serait un rêve de participer à un Grand Chelem, n’importe lequel me va (sourire). Mais je rêverais de faire Roland-Garros ! En France, à la maison… C’est encore plus beau !

Pour finir, pouvez-vous nous donner votre programme pour les semaines à venir ? Quels tournois allez-vous jouer d’ici la fin de l’été et à terme, quel est votre objectif pour la fin de saison 2018 ?

Je vais aller jouer le critérium championnat de France qui se déroulera du 27 août au 1er septembre, ensuite je partirai en vacances une semaine avant de reprendre le circuit en septembre (Futures ou Challenger en France). Je n’aime pas me donner d’objectif de classement, mais j’aimerais être Top 400 avant la fin d’année 2018. Ça serait cool !

Un grand merci Mick d’avoir accepté de répondre à nos questions et merci pour votre patience, nous vous souhaitons le meilleur pour la fin de la saison et la suite de votre carrière !

Propos recueillis par Yannick Giammona pour « Jeu, Set Et Match »

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