Reportages

ATP – Mais quand reverra-t-on donc Andy Murray ?

Andy Murray, 30 ans, triple vainqueur en Grand Chelem (US Open 2012, Wimbledon 2013 et 2016), qui était n°1 mondial fin 2016, vous vous souvenez ? Mais si ! Il est Britannique (Écossais pour être plus précis), il a déjà battu Roger Federer dans son jardin de Wimbledon (ce qui lui a valu d’être champion olympique), et il est sur la touche depuis l’année dernière en raison d’une hanche douloureuse qu’il a dû se résoudre à faire opérer. Ça y est vous remettez ? L’ancien poulain d’Amélie Mauresmo, qui fut aussi entraînée par Ivan Lendl, devrait bientôt faire son retour à la compétition pour la saison sur gazon. Il a même voulu reprendre un peu plus tôt sur le circuit Challenger pour reprendre le rythme de la compétition. Nous avons enquêté et faisons un point pour vous de l’état d’esprit dans lequel se trouve le Britannique quelque semaines avant d’enfin entamer sa saison 2018.

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  • Profiter du tennis après une longue période d’arrêt.

691850638.0Après une petite introduction sur le ton de l’humour, passons aux choses sérieuses. Bien sûr que vous n’avez pas oublié Andy Murray qui, même s’il n’est pas le plus apprécié des joueurs du Big Four, reste un des meilleurs joueurs de ces dix dernières années. À force de travail et de détermination, il est parvenu à progresser dans son jeu sur toutes les surfaces, notamment sur terre battue (il a tout de même été quatre fois demi-finaliste à Roland-Garros, perdant « seulement » contre Rafael Nadal, Novak Djokovic ou Stan Wawrinka). Sa saison 2017 a été gâchée par une blessure récurrente à la hanche, et malgré son abnégation, Andy Murray a dû se résoudre à passer sur le billard. Conséquence, il n’a plus rejoué depuis Wimbledon l’année dernière, et n’a toujours pas joué cette saison. Il a perdu sa place de n°1 mondial et a nettement reculé au classement ATP. Toutes ces raisons peuvent expliquer que l’Écossais ait une nouvelle vision du tennis et de la façon de gérer sa carrière, comme il l’a évoqué dans les colonnes du Washington Post : « J’ai parlé à mon équipe de la possibilité de jouer quelques tournois dans cette partie du calendrier pour accélérer le rythme et réduire le nombre de matchs dans les semaines précédant l’US Open 2018. Je vais essayer d’être plus flexible avec mon calendrier. » Concernant sa blessure, voici ce qu’il ajoute : « C’est beaucoup plus difficile que n’importe quelle blessure précédente, comme le dos en 2013 qui m’avait éloigné des courts pendant quatre mois. Passer par quelque chose comme ça m’aide à réaliser à quel point le tennis me manque, tout comme être sous pression. Être un professionnel fait partie de ma vie quotidienne depuis des années et le sentiment de compétition me manque, mais je vais m’assurer de relever le défi et de relativiser les mauvais résultats pour ne pas tomber dans l’euphorie quand les choses vont bien. » Alors qu’il ne jouera pas la saison sur terre battue, Andy Murray va perdre de nombreux points. En 2017, il avait été demi-finaliste à Barcelone, huitième de finaliste à Madrid et surtout demi-finaliste à Roland-Garros. Déjà sorti du Top 30, il va encore baisser au classement. Mais il relativise, comme il l’a déclaré, philosophe : « Vous ne savez jamais ce que la vie peut vous apporter. Je n’aurais jamais prédit que j’aurais une blessure comme celle-ci, qui me garde hors des sentiers battus pendant neuf mois. J’ai appris à ne rien prendre pour acquis et à profiter de ma carrière. »

  • Une règle de l’ATP empêche Andy Murray de reprendre sur le circuit Challenger.

French OpenCes derniers jours, il y a eu des spéculations sur une reprise du Britannique dans des tournois Challengers en mai, notamment à Glasgow (28 avril – 6 mai) et à Loughborough (19 – 27 mai). Les rumeurs diraient vrai mais Andy Murray s’est heurté à une règle de l’ATP qui l’empêche de jouer sur le circuit Challenger. En effet, il ne peut pas jouer un tournoi Challenger la semaine précédant Roland-Garros sans s’aligner lors du Grand Chelem parisien, qu’il a déjà décidé de ne pas jouer (ce serait trop tôt pour lui de reprendre sur un format en cinq sets, sur une surface exigeante physiquement). Par conséquent, Murray a décidé de ne jouer aucun de ces deux tournois, et son retour aura lieu sur gazon à s’Hertogenbosch, la semaine juste après Roland-Garros. Le but de l’Écossais est clair : être prêt pour pouvoir disputer Wimbledon. Pour la suite, on sait d’ores et déjà qu’il jouera le tournoi ATP 500 de Washington pour préparer l’US Open. Finaliste en 2006, il a très peu joué ce tournoi mais il aura en ligne de mire une bonne préparation pour le dernier Grand Chelem de la saison. Comme il l’a déclaré à Sports 360 : « C’est un tournoi très sympa, j’ai passé un bon moment les deux fois où j’y suis allé et mon équipe et moi voulions y retourner « .

  • Un retour à ne pas précipiter pour ne pas copier Novak Djokovic.

skysports-tennis-london-andy-murray_3982191Après environ neuf mois d’absence, on peut comprendre que le Britannique veuille retrouver la compétition au plus vite. Mais attention à ne pas se précipiter, une erreur qu’a certainement commise Novak Djokovic quand il a voulu jouer à Indian Wells et Miami. Visiblement pas prêt, il a souffert et a perdu deux fois d’affilée au premier tour, affichant un visage qu’on ne lui connaissait pas. « Ça me manque, la compétition me manque », rajoute Andy Murray dans les colonnes du Washington Post. Ce qui est normal. Car comme il l’a expliqué précédemment, cette blessure est différente de celle qu’il avait eue au dos en 2013. Cette fois-ci, il a dû se faire opérer et il va reprendre en étant loin au classement. Mais Andy Murray doit attendre son heure. Reprendre sur gazon plutôt que sur terre battue est une bonne chose, d’autant plus qu’après Wimbledon viendra la saison sur dur, qui est sa meilleure surface (avec le gazon). Il pourra se remémorer sa victoire à l’US Open en 2012, et s’il retrouve des sensations, il pourra peut-être même retrouver de l’allure sur la fin de saison avec la tournée asiatique (qui lui a bien réussi dans le passé). C’est tout le mal que l’on peut espérer à un joueur encore jeune quand on voit le vieillissement du Top 100 ces dernières années.

 

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2 réflexions au sujet de “ATP – Mais quand reverra-t-on donc Andy Murray ?”

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