Interviews

Rencontre avec… Fabien Reboul

Ce mercredi marque le retour d’une interview, cela faisait un petit moment il est vrai que nous n’en avions pas publié. Mais comme notre désir est toujours de vous faire découvrir des joueurs et des joueuses tricolores peu connus, nous n’allions pas nous arrêter aux entretiens d’inter-saison ! Au gré des victoires des uns et des autres sur le circuit secondaire, nous avons décidé de continuer à leur poser des questions sur leur parcours, leur quotidien sur le circuit et leur avenir. Cette fois-ci, nous avons eu la chance d’avoir un entretien avec Fabien Reboul, 22 ans et 450ème joueur mondial. Il vient de remporter son troisième titre Futures à Shrewsbury (25 000 $) en Grande-Bretagne, son premier trophée de l’année. Rencontre avec un joueur attachant, qui mérite d’être mieux connu du grand public.


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Bonjour Fabien, pour commencer, pouvez-vous nous retracer votre parcours chez les jeunes, ainsi que vos premiers pas dans le monde pro ?

« J’ai commencé le tennis à l’âge de trois ans au Stade Toulousain car mes parents sont professeurs de tennis. Je me suis entraîné jusqu’à l’âge de douze ans au Stade Toulousain et au centre de ligue jusqu’à ce que je sois repéré par le pôle France de Poitiers où j’y ai passé deux années. N’étant pas admis à l’INSEP, je suis retourné m’entraîner au pôle espoir de Toulouse jusqu’à l’obtention de mon Bac ES. En 2011, j’ai commencé à participer à mes premiers tournois professionnels. »

DWQclWSWsAA1vczVous êtes jeune, vous avez 22 ans, et vous êtes peu connu du grand public. Pouvez-vous définir votre jeu et nous dire quels sont vos points forts et vos faiblesses, les points sur lesquels vous axez votre travail à l’entraînement ?

« Je suis un joueur plutôt complet qui aime beaucoup le tennis. Mon service commence à devenir un vrai point fort, je sais à peu près tout faire sur le court et je suis très tenace. L’axe principal de travail est le jeu vers l’avant qui est encore perfectible. »

D’ailleurs, avec qui vous entraînez-vous ? Avez-vous un entraîneur qui vous suit sur les tournois, et vous entraînez-vous avec d’autres joueurs français ?

« Je m’entraîne avec mon père pour le côté tennis et j’ai également un coach physique qui s’appelle Kevin Blandy. J’essaye d’être de plus en plus accompagné mais je n’ai pas encore les moyens pour pouvoir le faire régulièrement. Je m’entraîne avec de bons joueurs français comme Sadio Doumbia, Benjamin Bonzi, Maxence Broville et quelques autres joueurs. »

Vous avez remporté votre premier tournoi ITF en 2016. L’an passé, vous remportiez également un 25 000 $ en France, à Montauban. Pouvez-vous nous parler de ces deux premières victoires et du sentiment qui a été le vôtre au moment de soulever ces premiers trophées chez les pros ?

201703101322-full« Le premier titre avait une saveur particulière car ça faisait longtemps que je l’avais comme objectif et que c’était contre un bon ami à moi en finale. Le deuxième titre à Montauban est également un très bon souvenir car j’ai pu gagner devant mes proches et ma famille, ce qui est rare car on voyage beaucoup. »

La semaine qui vient de s’écouler, vous jouiez en Grande-Bretagne, à Shrewsbury (25 000 $). Vous avez remporté votre troisième titre Futures, parlez-nous un peu de ce tournoi et de votre état de forme du moment.

« J’ai passé une très belle semaine à Shrewsbury, c’était un tournoi très bien organisé et j’aimais beaucoup les conditions de jeu. Le niveau a été bon tout au long du tournoi et j’espère continuer comme ça pour les prochaines échéances. »

DWQclWMW4AAxlldEn octobre 2017, vous avez atteint votre meilleur classement, une 377ème place mondiale. Avant le tournoi de Shrewsbury, vous étiez 449ème et vous allez monter grâce à votre victoire. Vous sentez que vous pouvez aller encore plus loin ?

« Oui bien sûr, je ne me fixe aucune limite de classement, je veux juste rester en bonne santé toute l’année pour pouvoir faire de nombreux tournois et si je fais les choses bien, le classement suivra. »

Vous n’avez encore jamais joué de tournoi du Grand Chelem chez les pros, est-ce un rêve ? Pensez-vous pouvoir un jour être en mesure d’obtenir une wild-card pour Roland-Garros par exemple, comme votre partenaire d’entraînement Benjamin Bonzi qui en avait obtenu une l’année dernière ?

« Oui comme tout joueur de tennis, l’objectif est de finir par jouer les tournois du Grand Chelem. J’espère avoir le classement pour y entrer par mes propres moyens mais si je n’ai pas le classement requis, pourquoi pas avoir un petit coup de pouce, ce serait génial. »

28233608_10214572023349842_476583683_nPour finir, vous avez aujourd’hui 22 ans, vous n’êtes pas loin de faire votre retour dans le Top 400, avez-vous des objectifs en terme de classement pour la saison 2018 ? Et pouvez-vous nous donner votre programme pour les semaines à venir ?

« Il me semble que je vais être proche de la 370ème place mondiale. Je n’ai pas d’objectifs de classement précis, le plus haut sera le mieux. Je vais faire une semaine d’entraînement à Toulouse puis partir sur un 25 000 $ à Trento, en Italie et ensuite faire le 15 000 $ de Toulouse. »

Merci Fabien de nous avoir répondu, on vous souhaite le meilleur pour la saison 2018 avec encore plein de succès !

« Merci à vous. »

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