Interviews

Rencontre avec… Jessika Ponchet

Fin de nos interviews d’inter-saison, avec une des joueuses invitées pour le prochain Open d’Australie, qui sera son premier tournoi du Grand Chelem. À 21 ans, Jessika Ponchet – aujourd’hui 271ème mondiale – ne se fixe aucune limite. Elle a remporté ses premiers titres en 2016 sur le circuit ITF, et revient pour nous sur ses débuts, sa participation aux qualifications de Roland-Garros en 2017 et l’Open d’Australie qui se profile dans quelques jours. Comme nous, découvrez une joueuse qui risque de faire parler d’elle à l’avenir !


 

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Bonjour Jessika, avant toute chose, pouvez-vous nous dire depuis quand vous êtes joueuse professionnelle, et nous retracer votre parcours chez les jeunes et dans le monde des pros ?

« Bonjour ! On peut dire que j’ai commencé le tennis au berceau, mes parents entraînaient tous les deux, alors j’ai toujours été sur les courts et j’ai toujours voulu jouer. J’ai été championne de la ligue CBBL pendant sept ans, ce qui m’a permis de me qualifier pour les championnats de France chacune de ces années. Vers seize ans, j’ai commencé la transition sur les tournois ITF et maintenant je ne fais plus que ça et j’espère passer rapidement sur les tournois WTA ! »

Avez-vous les moyens de vous payer un entraîneur aujourd’hui ? Est-ce que vous vous entraînez avec d’autres joueuses françaises, de votre génération peut-être ?

870x489_efespten302128« J’ai beaucoup de chance de ce côté-là, car c’est ma mère qui m’entraîne et qu’à mon niveau, il est impossible de se payer un entraîneur à l’année. Ma mère est une ancienne joueuse donc elle connaît le fonctionnement, mais c’est vraiment beaucoup de sacrifices pour toute la famille. Ça arrive que je m’entraîne avec des joueuses françaises sur les tournois mais sinon c’est assez compliqué car plus on monte en classement moins il y a de joueuses, beaucoup sont sur Paris et moi je suis du Sud alors c’est compliqué. »

Vous avez remporté vos trois premiers titres ITF en 2016, à seulement 20 ans. En 2017, vous n’avez pas remporté de titre, mais votre régularité a été récompensée puisque vous avez atteint votre meilleur classement (260ème mondiale). Vous voyez-vous aller encore plus haut en terme de classement, et intégrer le Top 100 bientôt peut-être ?

« Évidemment ! Je m’entraîne tous les jours pour essayer de m’améliorer, gagner le plus de matchs possible et faire monter mon classement. J’évite de me fixer des limites, je préfère viser le plus haut possible et faire un bilan en fin d’année. »

Cette année vous avez joué le tournoi de qualifications à Roland-Garros en simple. Vous avez perdu au deuxième tour face à la Néerlandaise Richel Hogenkamp. Décrivez-nous un peu l’ambiance d’un tournoi du Grand Chelem, quelle différence il y a pour vous qui jouez principalement sur le circuit ITF ?

« C’était une première pour moi et je ne risque pas de l’oublier, l’ambiance pendant mon match au premier tour et même pendant le deuxième était juste incroyable, je n’avais jamais joué un match avec autant de monde pour me supporter, c’est un souvenir inoubliable. »

La FFT vous a réservé une wild card pour le prochain Open d’Australie, est-ce une sorte de reconnaissance pour votre travail et les progrès que vous avez réalisés ? Ce sera votre première participation dans un tableau principal d’un tournoi du Grand Chelem ?

jessika-ponchet-a-ete-sortie-jeudi-du-tournoi-de-qualification« Oui, je pense que j’ai beaucoup progressé sur et en dehors du court, j’ai été assez constante tout au long de la saison. Après Roland-Garros, j’ai fait trois demi-finales sur des 60 000 $ et j’ai passé un tour au 125 000 $ de Limoges. J’ai battu plusieurs joueuses du Top 200, dont une qui est 55ème mondiale aujourd’hui. Cette wild card est une aide qui va me permettre de prendre de l’expérience et de pouvoir jouer contre les meilleures joueuses du monde, je suis vraiment contente d’avoir cette opportunité. »

Dites-nous un peu comment vous allez préparer ce tournoi. Votre préparation sera-t-elle différente que pour un autre tournoi ?

« J’essaie d’aborder ce tournoi sans trop me mettre de pression, même si c’est sûr que j’ai hâte d’y être. J’ai passé le mois de décembre chez moi où j’ai pu travailler mon physique et ma technique, puis j’ai prévu de commencer la saison avec un tournoi à Playford en Australie. Ensuite, je partirai pour Melbourne. »

Vous risquez de jouer contre une joueuse bien classée, voire très bien classée, sur un des plus grands courts au monde. Est-ce que cela vous fait peur ? Comment appréhendez-vous cet événement à venir ?

ponchet_2_0« Non, je suis surtout très excitée à l’idée de jouer mon premier Grand Chelem. Je travaille depuis des années pour arriver à faire ces tournois, on a sacrifié beaucoup de choses avec mes parents pour en arriver là … Alors c’est vrai que d’y arriver enfin, c’est vraiment très encourageant et très motivant. »

Et pour le reste de la saison 2018, avez-vous des objectifs en terme de classement ? Quel sera votre programme avant et après l’Open d’Australie ?

« Comme je l’ai dit je préfère ne pas me fixer de limite. L’Australie est une super expérience, après Melbourne j’ai une série de quatre tournois à jouer. »

Merci Jessika d’avoir répondu à nos questions. Nous vous souhaitons bon courage pour 2018, et un excellent Open d’Australie, profitez à fond de cette expérience.

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