Interviews

Rencontre avec… Alice Ramé

Elle fait partie de la nouvelle vague du tennis féminin français. Elle est née le 9 novembre 1997, et a fêté ses 20 ans il y a un peu plus d’un mois. En 2017, elle a remporté ses deux premiers titres en ITF, à Prague au mois de septembre et à Hammamet début décembre. Elle, c’est alice Ramé, aujourd’hui 553ème joueuse mondiale, une droitière qui ne cesse de progresser. Si vous ne la connaissez pas encore, nous vous proposons de la découvrir grâce à ce petit entretien qu’elle nous a accordé, juste avant les fêtes et la fin d’une saison déjà riche.


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Bonjour Alice, première remarque concernant votre nom, c’est bien Ramé avec un « é ». Pouvez-vous, pour commencer, nous retracer votre parcours chez les jeunes, et votre accession au monde pro ?

« Bonjour. J’ai débuté le tennis à l’âge de trois ans, en Angleterre, car j’y ai vécu six ans. Ensuite, je suis arrivée en France à l’âge de huit ans, où j’ai intégré la ligue des Yvelines et le Tennis Club de Bailly-Noisy. J’ai débuté les tournois internationaux à l’âge de quatorze ans avec les « Tennis-Europe » puis j’ai continué avec les ITF Juniors où j’ai atteint la 350ème place mondiale. Au niveau national, j’ai disputé tous les ans les Championnats de France. Mon meilleur résultat lors de cette compétition est lorsque j’ai atteint la finale contre Océane Dodin (dans la catégorie des 17/18 ans). »

Vous êtes jeune, vous avez 20 ans, et vous êtes peu connue du grand public. Pouvez-vous définir votre jeu, quel sont vos points forts et vos faiblesses, les points sur lesquels vous axez votre travail à l’entraînement ?

« J’ai un jeu assez atypique, un jeu qui est axé sur les changements de rythme. Je prends beaucoup de plaisir à varier et créer. »

D’ailleurs, qui vous entraîne ? Avez-vous toute une structure autour de vous ? On sait que c’est difficile de se payer un entraîneur, un kiné et toute la panoplie des meilleures joueuses quand on est au-delà du Top 100…

« Je m’entraîne depuis deux mois avec Xavier Le Gall, qui est entraîneur au sein de la Team X-All à Corbeil-Essonne. J’ai également la chance d’avoir un bon staff autour de moi avec mon kiné Cyril Ophèle, qui se trouve au Chesnay et à Versailles, Patrick Basset mon ostéopathe qui est à Paris et Marc Quatrehomme, mon préparateur physique de la ligue des Yvelines. »

Au mois de septembre, vous avez remporté votre premier tournoi ITF, à Prague. Pouvez-vous nous parler de ce tournoi et du sentiment qui a été le vôtre au moment de soulever ce premier trophée chez les pros ?

ob_59039b_alice-1« Je ne pensais absolument pas revenir avec la coupe après ce tournoi. Je venais tout juste d’arrêter avec mon ancien entraîneur. Nous avions travaillé ensemble pendant quatre ans et cela me faisait bizarre de me retrouver toute seule. Je n’étais vraiment pas en confiance, je venais de perdre au premier tour sur le 15 000 $ la semaine d’avant (à Ricany, en République tchèque, NDLR). Mais au fur et à mesure des matchs, je me sentais de mieux en mieux… J’étais tellement contente de soulever ce trophée, c’était une récompense de tout le travail que j’avais effectué. »

Vous avez récidivé il y a à peine deux semaines, en remportant le tournoi de Hammamet, en dominant en finale votre compatriote Jade Suvrijn. La connaissez-vous bien ? Et qu’est-ce que ça fait de gagner contre une française ?

« Oui, on se connaît très bien et ce n’est jamais facile de jouer une amie sur le circuit. Mais je suis contente que nous soyons arrivées toutes les deux en finale. »

Grâce à ces deux titres, vous avez bien progressé pour atteindre votre meilleur classement, une 553ème place mondiale. Vous sentez que vous pouvez aller encore plus loin ?

« Oui, je sens que je peux aller encore plus loin. Surtout que c’est la première année où je peux vraiment jouer à 100% (j’ai eu beaucoup de blessures les années précédenets). Nous avons beaucoup de pistes de travail avec mon entraîneur, qui j’espère me feront monter au plus haut niveau. »

Vous n’avez encore jamais joué de tournoi du Grand Chelem chez les pros, est-ce un rêve ? Pensez-vous pouvoir un jour être en mesure d’obtenir une wild-card pour Roland-Garros par exemple, comme votre compatriote Benjamin Bonzi qui en avait obtenu une cette année ?

« Je pense que jouer un Grand Chelem est un rêve pour tous les joueurs de tennis. Encore plus pour nous les Français qui en avons un dans notre pays. L’obtention d’une wild-card pour Roland-Garros est un de mes objectifs pour l’année prochaine, cela serait incroyable. »

Pour finir, vous avez aujourd’hui 20 ans, vous n’êtes pas loin d’entrer dans le Top 500, avez-vous des objectifs en terme de classement pour la saison 2018 ? Et pouvez-vous nous donner votre programme pour l’inter-saison et pour ce début d’année ?

21317809_10212489095336765_7809003975908329441_n« Je ne me donne pas des objectifs de classement car je trouve que cela est source de pression, même si bien sûr c’est toujours dans un coin de notre tête. En Janvier, je ferai une période foncière de trois semaines, puis ensuite je repartirai sur les ITF. Je n’ai pas encore vraiment fait mon programme mais cela sera sûrement des tournois sur terre battue (sa meilleure surface, NDLR). »

Merci Alice de nous avoir répondu, on vous souhaite le meilleur pour la saison 2018 avec encore plein de succès !

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