Interviews

Rencontre avec… Benjamin Bonzi

Comme le grand public, vous l’avez peut-être découvert cette année à Roland-Garros, où les organisateurs lui ont offert une invitation. Mais depuis, avez-vous suivi le parcours de ce jeune joueur français au talent prometteur ? Benjamin Bonzi, 21 ans et originaire de Nîmes, est aujourd’hui classé 176ème mondial. Il a parcouru les tournois Challenger cet été, en disputant une dizaine sans jamais dépasser les quarts. Conséquence, il s’est aussi aligné sur quelques Futures (les tournois ITF), avec plus de succès, ce qui lui permet de continuer à progresser au classement, et surtout d’être dans le cut pour les qualifications de l’Open d’Australie l’année prochaine. Benjamin Bonzi a bien voulu répondre aux questions de « Jeu, Set Et Match », et nous tenons à le remercier pour sa sincérité. Rencontre…


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Benjamin, pour commencer, pouvez-vous nous retracer votre parcours chez les jeunes, et votre accession au monde pro ?

« J’ai commencé le tennis à 6 ans chez moi, avant de partir de 14 à 16 ans au pôle France de Boulouris, puis de 16 à 18 à l’INSEP. J’ai ensuite eu une période de 3 mois au CNE (Centre National d’Entraînement, ndlr) où je n’ai pas été conservé, pour me retrouver à la ligue de Midi Pyrénées (Occitanie maintenant) et au Stade Toulousain Tennis. J’ai commencé le circuit Futures (ITF, ndlr) à mes 18 ans vraiment à fond, et avant je me suis classé aux environs de la 30ème place chez les Juniors. »

Cette année, vous avez bénéficié d’une invitation pour jouer à Roland-Garros, votre premier tournoi du Grand Chelem chez les pros. Parlez-nous un peu de cette expérience, et de votre première victoire dans un tournoi d’une telle ampleur.

DH6hfaVXoAATZf0« Tout ça c’était un peu fou, inattendu même, j’espérais une wild card pour les qualifs, et au final de me retrouver propulsé dans le tableau m’a beaucoup surpris et un peu effrayé, il faut le dire, car je n’avais pas beaucoup de temps pour le préparer. Mais heureusement pour moi, j’étais sur une bonne dynamique, j’ai réussi à enchaîner et passer ce tour c’était fabuleux ! Un mois avant, je n’aurais jamais cru être là, si on me l’avait annoncé. »

Depuis, vous êtes retourné « barouder » sur le circuit dit secondaire, ce qui vous permet de progresser petit à petit. Vous avez d’ailleurs remporté trois tournois Futures cette saison, comme l’année dernière (mais la saison est loin d’être finie). Votre dernier titre a été acquis il y a un peu plus d’une semaine à Nevers. Que vous procurent ces victoires, quels sentiments ressentez-vous à chaque fois que vous soulevez un trophée ?

« C’est toujours très satisfaisant de gagner un tournoi, ça apporte de la confiance, au niveau mental ça fait du bien de sentir qu’on peut enchaîner les matchs. On joue pour gagner, après certains tournois sont plus importants que d’autres, mais l’objectif de chaque joueur est de gagner tous ses matchs. Après, j’ai joué beaucoup de Challenger après Roland-Garros, avec pas mal de bons résultats sur terre battue, des bonnes victoires mais au final uniquement des quarts alors que j’avais la place d’aller plus loin. Le passage sur dur a été plus compliqué, d’où mon besoin de refaire des matchs en revenant sur un Futures à Nevers. »

Au vue de votre progression, on peut se demander maintenant quand allez-vous retenter votre chance sur le circuit Challenger ?

DDz5dDeXoAURKOz« Je m’y suis déjà pas mal lancé cet été, je n’ai que deux Futures depuis Roland-Garros, pour une dizaine de Challenger. Le niveau est plus élevé, mais à la fois très homogène. Sur une bonne semaine, les choses peuvent bien se goupiller et ça peut aller très vite dans les deux sens. »

Pour finir, vous avez aujourd’hui 21 ans, et vous avez fait votre entrée dans le Top 200. Avez-vous des objectifs en terme de classement pour la fin de cette année et pour la saison 2018 ?

« Mon objectif de fin d’année était d’assurer les qualifications pour l’Open d’Australie, ce qui est fait. Maintenant, le prochain objectif sera de gagner un Challenger puis d’aller chercher le tableau d’un Grand Chelem sur la fin de saison prochaine éventuellement. Les choses peuvent vite s’enchaîner, alors c’est difficile de prévoir. Mais voilà, j’aimerais me rapprocher des 100, voire y rentrer courant 2018 si j’en ai la possibilité. »

Merci Benjamin d’avoir accepté de nous répondre, vous êtes le premier à inaugurer cette catégorie « Interviews » de notre nouveau blog, et c’est un plaisir d’avoir partagé ce moment avec vous !

 

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